À Madagascar, le sujet du financement des campagnes électorales était au centre d'une rencontre entre gouvernement, société civile et candidats à la présidentielle. En avril dernier, une commission chargée du contrôle des comptes de campagne a été instaurée dans la nouvelle loi électorale. C'est cette commission qui sera chargée de vérifier les comptes de campagnes des candidats.

Madagascar

Présidentielle à Madagascar : les comptes de campagne seront scrutés par une Commission

À Madagascar, le sujet du financement des campagnes électorales était au centre d'une rencontre entre gouvernement, société civile et candidats à la présidentielle. En avril dernier, une commission chargée du contrôle des comptes de campagne a été instaurée dans la nouvelle loi électorale. C'est cette commission qui sera chargée de vérifier les comptes de campagnes des candidats.

Dépenses et recettes passées au peigne fin, contrôles inopinés, obligation d'ouvrir un compte unique de campagne et de nommer un trésorier, voici quelques-unes des contraintes à respecter pour les 36 candidats à l'élection présidentielle. En cas d'infraction, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la Haute Cour constitutionnelle seront saisies.

"Le compte unique doit renfermer les recettes et les dépenses six mois avant l’élection, jusqu’au jour de l’élection. Il doit être présenté au plus tard trois mois après", explique Rado Milijaona, le président de la Commission de contrôle du financement de la vie politique en charge de vérifier les comptes de campagnes.

Reste que de nombreux candidats sont partis en campagne depuis plusieurs semaines. Une pré-campagne qui, elle, n'est pas régulée. Autre limite de cette loi, l'absence de plafonnement des financements. Enfin, seuls les versements étrangers étatiques et les contributions des entreprises à participation publique sont interdits.

Mais pour le Premier ministre Christian Ntsay, cette loi marque déjà un premier pas : "Nous ne pouvons attendre à ce que les choses soient définitivement mises en place. Il s’agit de démarrer un processus qui amènerait à une amélioration de la pratique politique de la vie publique à Madagascar. Si tout le monde joue le jeu, j’espère qu’on aura une élection qui permettra d’avoir cette crédibilité et d’avoir aussi cette acceptation par la majorité de la population des résultats".

Si l'intention de la Commission de contrôle est louable, l'application risque d'être plus compliquée. A cinq jours du début de la campagne électorale, elle ne dispose pour l'heure d'aucun budget. Des discussions sont en cours depuis le début de la semaine avec le ministère des Finances.

Rédaction
Journaliste