Après sa prestation de serment, mardi 4 septembre, le président malien a reçu la démission du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga…

Mali

Mali : Soumeylou Boubèye Maïga chargé de former un nouveau gouvernement

Après sa prestation de serment, mardi 4 septembre, le président malien a reçu la démission du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga. Ibrahim Boubacar Keïta l'a félicité pour le travail abattu avant de le reconduire dans ses fonctions. Soumeylou Boubèye Maïga a été également chargé de former une nouvelle équipe gouvernementale. La reconduction du Premier ministre n'est pas une surprise. Il a plutôt montré, ces derniers mois au Mali, qu'il était l'homme de la situation dans le camp présidentiel.

Lors de sa nomination il y a huit mois, au poste de Premier ministre, certains n’hésitaient pas à dire qu’il était face à une "mission impossible". Crise au nord, au centre, tensions inter-communautaires, la situation sur le terrain était difficile. Elle l’est toujours dans plusieurs endroits. Mais, patiemment, Soumeylou Boubèye Maïga a tissé sa toile.

Objectif principal : la présidentielle

Un principal objectif : l’organisation de l’élection présidentielle pour éviter un vide institutionnelle. Alors, dès sa nomination, SBM a entrepris plusieurs visites de terrain : Kidal, Ménaka, Gao au nord, et plusieurs localités du centre. C’est de cette région du Mali qu’il a annoncé à la surprise générale, la date du premier tour de la présidentielle.

Le Premier ministre malien, reconduit et chargé de former le nouveau gouvernement, est arrivé à l’époque, à convaincre les groupes armés de la nécessité d’organiser la présidentielle. Au centre du Mali, il a abordé les sujets qui fâchent : Le désarmement et l’arrêt de la distribution du permis de port d’arme. Sur place, des communautés accusaient ouvertement l’Etat de soutenir un camp contre un autre.

Grand stratège

Soumeylou Boubèye Maïga, a été aussi, le grand stratège du camp du président IBK lors de la présidentielle. Homme politique redouté, il a négocié les ralliements du second tour. Dans ce cadre, il n’était pas rare lors des négociations de voir nuitamment chez lui, des ennemis jurés du président malien, (comme un ancien Premier ministre) qui finalement ont basculé dans son camp.

Rédaction
Journaliste