En Afrique du Sud, la grande commission d’enquête sur le scandale de corruption à la tête de l’État continue ses auditions. Depuis deux semaines, des personnalités publiques témoignent pour faire la lumière sur les accusations de corruption qui visent la famille indienne des Gupta et Jacob Zuma. La fratrie de businessman indien aurait eu une influence colossale pour nommer et révoquer les ministres grâce à ses liens privilégiés avec l’ancien président. Même si la commission n’a aucun pouvoir judiciaire, elle a obtenu le renvoi de la chef de l’unité anti-corruption de la police sud-africaine.

Afrique du Sud : la famille Gupta et Zuma en ligne de mire

Corruption en Afrique du Sud : la commission fait sa première victime de poids

En Afrique du Sud, la grande commission d’enquête sur le scandale de corruption à la tête de l’État continue ses auditions. Depuis deux semaines, des personnalités publiques témoignent pour faire la lumière sur les accusations de corruption qui visent la famille indienne des Gupta et Jacob Zuma. La fratrie de businessman indien aurait eu une influence colossale pour nommer et révoquer les ministres grâce à ses liens privilégiés avec l’ancien président. Même si la commission n’a aucun pouvoir judiciaire, elle a obtenu le renvoi de la chef de l’unité anti-corruption de la police sud-africaine.

La mainmise des Gupta dans les affaires du gouvernement de Jacob Zuma ne fait plus de doute aujourd’hui en Afrique du Sud. Mais leur influence au sein des services judiciaires et de police était encore méconnue.

Jeudi dernier, la chef de l’unité anti-corruption de la police, Zinhle Mnonopi, a été démise de ses fonctions. Elle aurait entravé une enquête pour couvrir la sulfureuse fratrie indienne.

Les événements remontent à 2015. L’ancien ministre adjoint des Finances Mcebesi Jonas s’était vu proposer le poste de ministre des Finances par les Gupta, en échange de 40 millions de dollars et d’une obéissance absolue. Jonas refuse et menace de révéler publiquement la proposition. La chef de l’unité anti-corruption aurait alors tenté de lui faire signer une fausse déclaration pour enterrer une éventuelle enquête.

Cette révélation est un exemple concret de l’État dans l’État dirigé par les Gupta à l’époque. Et malgré plusieurs avertissements de la CIA en 2009, il aura fallu quasiment 10 ans à la justice sud-africaine pour commencer à mener l’enquête.

Rédaction
Journaliste