Non contents de se frotter les mains sur le dos du fisc et de leurs partenaires camerounais qu’ils escroquent à loisir, les gros bonnets de Nexttel Cameroun, multiplieraient les fraudes pour faire entrer des sans papiers vietnamiens dans le pays. Un commissaire de police est séquestré à Douala pour la seule faute d'avoir enquêté sur l'affaire.

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Cameroun Téléphonie : Nexttel mouillé dans le scandale de l’immigration clandestine

Non contents de se frotter les mains sur le dos du fisc et de leurs partenaires camerounais qu’ils escroquent à loisir, les gros bonnets de Nexttel Cameroun, multiplieraient les fraudes pour faire entrer des sans papiers vietnamiens dans le pays. Un commissaire de police a été séquestré à Douala pour la seule faute d'avoir enquêté sur l'affaire.

Nexttel, la filiale camerounaise du groupe télécoms vietnamien Viettel, qui a officiellement lancé ses activités en septembre 2014 trempe dans une sale affaire. La mauvaise foi des vietnamiens peu loyaux avec leurs associés Camerounais, malhonnête avec l’administration fiscale, et très friands de la fuite des capitaux vers le Vietnam ont fini par dégrader l'image de cet opérateur de mobile.

L'enquêtre du commissaire de police récemment séquestré à Douala a révêlé le système d'immigration illégale mis en place par les gros bonnets de cette entreprise de téléphonie mobile. Ce serait là un puissant système pour faire entrer au Cameroun, en toute clandestinité des sans papiers vietnamiens. Cela en rédigeant de faux papiers de recrutement pour ces travailleurs non-formés dans le secteur où ils sont censer opérer : la téléphonie mobile.

Rattrapés plus tard par leur incompétence criarde et  ignorance du secteur de la téléphonie mobile, ces sans papiers vitnemiens ont quitté Nexxttel et travaillent dans toute illégalité dans l’exploitation forestière du pays.

Enquête policière

Une situation des plus louches à laquelle les fins limiers des services de la Police des frontières ont cherché à voir un peu plus claire. À travers une correspondance signée du commissaire de police divisionnaire Jean Louis Messing agissant pour le compte du délégué général à la Sûreté nationale et datant du 31 août adressée au directeur général de Nexttel Cameroun dont le Reporter a pu obtenir une copie, la police camerounaise veut voir plus clair dans la situation administrative du personnel expatrié de cette entreprise.

D’autant que d’après les termes employés par le haut fonctionnaire de police, il a été donné de constater que le personnel vietnamien travaillant pour le compte de Nexttel n’est pas en situation régulière sur le plan de l’immigration. "Les intéressés, usant de subterfuges, n’ont pas cru devoir régulariser leur situation", indique le commissaire divisionnaire Jean Louis Messing.

Aussi, y faisant suite, le commissaire de police divisionnaire a-t-il demandé au directeur général de Nexttel de bien vouloir se rapprocher de la Police des Frontières pour organiser les départs concertés de ces derniers du territoire national, dans un délai de 30 jours à compter de la date de signature de la lettre.

Le délai arrivé à son terme, la police est naturellement allée enquêter chez Nexttel pour vérifier si les départs concertés sont effectifs.

Mais voici que le fonctionnaire de police commis à cet effet est pris à partie par ces mêmes expatriés vietnamiens qui le séquestrent de longues heures dans les locaux de l’entreprise à Douala.

C’est alors qu’on découvre qu’en réalité, les étrangers dont il est question exercent en toute illégalité dans une autre activité prolifique dans la métropole économique.

En effet, ils exploitent des essences forestières dont pour la plupart la coupe et l’exploitation sont interdites. Ils ont installé leur base à Yassa, un quartier résidentiel à l’entrée de la ville de Douala, sise dans le troisième arrondissement.

Dieu seul sait combien la santé des pauvres riverains qui n’ont que leurs larmes pour pleurer est péril en raison de la dangerosité de cette activité à laquelle se livrent en toute clandestinité les Vietnamiens.

Nexttel au bord de la faillite

On comprend pourquoi Nexttel, filiale camerounaise du groupe télécoms vietnamien Viettel, qui a officiellement lancé ses activités en septembre 2014, est aujourd’hui au bord du gouffre.

Les partenaires nationaux se disent floués par les Vietnamiens, qui ne cherchent qu’à s'enrichir illégalement. Du coup, on court à une rupture du contrat de partenariat.

Surtout que le partenaire camerounais craint ne pas contrôler la destination des recettes à venir. Toutefois, l’entreprise compte aujourd’hui près de 5 millions d’abonnés.

L’information est révélée dans un communiqué publié le 15 août 2018, lequel annonce la signature d’un partenariat avec la firme israélienne Gilat Telecom, aux fins du déploiement du réseau 4G.

Avec ce parc d’abonnés, qui s’étoffe finalement assez rapidement, le 3ème opérateur de mobile au Cameroun tutoie désormais MTN et Orange, arrivés sur le marché camerounais de la téléphonie mobile presque 15 ans plus tôt.

En effet, selon les derniers pointages des deux opérateurs, Orange et MTN sont pratiquement au coude à coude en termes de nombre d’abonnés enregistrés au premier semestre 2018, avec 6,58 millions et 6,6 millions de clients respectivement.

Par notre confrère Jean-Paul Onana - http://pointafrique7.com/cameroun-telephonie-nexttel-mouille-dans-le-scandale-de-limmigration-clandestine/

Rédaction
Journaliste