En Libye, depuis 2011, des informations dispersées et des rumeurs circulent sur le viol des hommes emprisonnés utilisé comme arme de guerre. Ces informations n’ont toutefois jamais été vraiment étayées. Des associations et des militants des droits de l’homme ont travaillé sur le sujet mais les témoins se murent dans le silence par peur de représailles.

Libye : Cécile Allegra a enquêté sur les viols dans les prisons libyennes

Libye : le viol infligé aux hommes en prison utilisé comme arme de guerre

En Libye, depuis 2011, des informations dispersées et des rumeurs circulent sur le viol des hommes emprisonnés utilisé comme arme de guerre. Ces informations n’ont toutefois jamais été vraiment étayées. Des associations et des militants des droits de l’homme ont travaillé sur le sujet mais les témoins se murent dans le silence par peur de représailles.

Ce crime frappe particulièrement, depuis 2011, les hommes prisonniers en Libye. Les violences sexuelles sont largement répandues dans les prisons tenues par des milices mais le sujet reste tabou.

Pourtant, les victimes connaissent le nom de leurs violeurs, de ceux qui ordonnent leur viol mais n'osent pas témoigner. Pendant ces violences, ils sont toujours filmés par leurs bourreaux qui les menacent de diffuser ces vidéos pour les terroriser.

Kadhafistes et révolutionnaires ont tous deux eu recours à ces pratiques pour anéantir et humilier l'autre, en utilisant systématiquement des méthodes atroces.

Dans son documentaire, Cécile Allegra réussit à mettre au jour les premiers témoignages de Libyens, victimes de viols organisés par des milices. Ces dernières s'en servent comme arme de guerre.

Le film emboîte le pas de deux militants libyens des droits de l'homme qui vivent en Tunisie et qui ont eux-mêmes été victimes de ces violences. Pour eux, le viol en Libye est un crime silencieux et ceux qui en témoignent disparaissent ou sont contraints à l'exil.

Ils continuent leur enquête sur ces crimes de guerre en Libye et espèrent qu'un jour, ce dossier sera porté devant la Cour pénale internationale.

Rédaction
Journaliste