Rabat - Douze militaires marocains ont été blessés dimanche, certains grièvement, en essayant d'empêcher des migrants, dont un est mort, d'escalader la clôture séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla, a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur marocain.

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Maroc : 12 militaires blessés lors d'un passage de migrants vers Melilla

Rabat - Douze militaires marocains ont été blessés dimanche, certains grièvement, en essayant d'empêcher des migrants, dont un est mort, d'escalader la clôture séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla, a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur marocain.

La veille, la préfecture de Melilla avait déclaré qu'un migrant avait été tué et 19 blessés lors de cette tentative de traversée de la frontière depuis la ville marocaine de Nador (nord). Sur environ 300 migrants ayant tenté de franchir la frontière, environ 200 ont réussi à passer à Melilla, selon les autorités espagnoles.

Le ministère marocain de l'Intérieur a précisé que quelque 141 migrants ont été arrêtés lors de cette opération, sans donner le nombre exact de ceux ayant tenté de passer en Espagne.

"Les autorités marocaines ont décidé de refouler vers leurs pays d'origine tous les participants à cette opération d'assaut et ce, conformément aux lois en vigueur", a déclaré le ministère dans un communiqué. 

La frontière séparant le Maroc de Melilla est protégée par deux grillages de six mètres de haut surplombés de barbelés coupants.

Les deux seules frontières terrestres entre l'Afrique et l'Union européenne sont situées le long des enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta.

L'Espagne est devenue la première porte d'entrée de l'immigration clandestine en Europe, avec plus de 47.000 migrants entrés depuis le début de l'année, dont environ 5.000 par voie terrestre selon l'Organisation internationale pour les migrations.

Le Maroc est un pays de transit pour des milliers de migrants originaires d'Afrique subsaharienne espérant rejoindre l'Europe.

Les autorités marocaines, qui évoquent 54.000 tentatives de passage avortées depuis le début de l'année, multiplient depuis l'été rafles musclées et déplacements forcés de milliers de migrants subsahariens, suscitant de vives critiques des défenseurs de droits de l'Homme.

©AFP

Fabien Loubayi
Rédacteur en chef