Alors que l’on fête les 100 ans de sa naissance, les Nations unies organisait ce lundi 24 septembre à New York un sommet Nelson Mandela pour la paix en marge du lancement de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.

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Pour les 100 ans de sa naissance, un "sommet Mandela" pour la paix à l'ONU

Alors que l’on fête les 100 ans de sa naissance, les Nations unies organisait ce lundi 24 septembre à New York un sommet Nelson Mandela pour la paix en marge du lancement de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.

Depuis mai dernier, l’Afrique du Sud et l’Irlande ont été mandatés pour négocier une déclaration politique commune qui rend hommage à l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, à son héritage politique et appelle tous les Etats à redoubler d’efforts pour travailler pour la paix.

Cette déclaration de bonnes intentions intervient à un moment où les Nations Unies en manquent cruellement. Le Conseil de sécurité est bloqué et ses membres permanents sont accusés de devenir des obstacles à la paix.

Mais quand le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s'est contenté d’un hommage à Nelson Mandela, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine (UA), a interpellé les États à l'occasion de la 73e Assemblée générale de l'ONU, ce lundi.

 un moment où le multilatéralisme subit des attaques de toutes parts, Madiba [surnom de Nelson Mandela], que nous aurait-il dit aujourd’hui ? a-t-il déclaré. Il ne nous aurait certainement pas dit de céder à la fatalité. Il ne nous dirait pas non plus de résoudre nos conflits par le feu et le sang, l’exclusion, la répression et l’oppression de l’autre."

Blocage du Conseil de sécurité

Le secrétaire général d’Amnesty international met, lui, les pieds dans le plat. Seul représentant de la société civile invité, Kumi Naidoo le dit d’emblée : ces engagements des Etats membres de l’ONU sont des promesses maintes fois entendues. En réalité, dans de trop nombreux pays, l’espace politique se réduit et les activistes, comme l’était Nelson Mandela, sont visés.

"Nous ne devrions pas accepter le blocage qui continue de hanter le Conseil de sécurité et notamment à cause de ses cinq membres permanents qui, trop souvent, utilisent leur pouvoir, pas pour prévenir ou mettre un terme aux souffrances, mais pour se protéger eux et d’autres qui commettent les pires crimes", a déclaré Kumi Naidoo.

L’activiste a été le seul à directement pointer les membres permanents du Conseil de sécurité, notamment les Etats-Unis, la Russie, la Chine qu’il a notamment appelé à rejoindre la Cour pénale internationale (CPI) pour mettre fin aux atrocités.

Rédaction
Journaliste