Au Bénin, un nouveau code électoral a été adopté lundi 3 septembre par les députés, et autant dire qu’il ne sera pas simple désormais de se porter candidat aux élections législatives et présidentielles : les cautions exigées vont sérieusement augmenter, et ce malgré les amendements et les vives contestations des élus de l’opposition.

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Bénin : adoption d’un nouveau code électoral

Au Bénin, un nouveau code électoral a été adopté lundi 3 septembre par les députés, et autant dire qu’il ne sera pas simple désormais de se porter candidat aux élections législatives et présidentielles : les cautions exigées vont sérieusement augmenter, et ce malgré les amendements et les vives contestations des élus de l’opposition.

C’est un changement dans les grandes largeurs. Désormais, pour les candidats à la présidentielle, la caution est fixée à 250 millions de francs CFA, contre 15 millions jusqu’alors. Pour les législatives, il est exigé par liste une caution de 249 millions de FCA.

Autre évolution de taille pour ce scrutin : obtenir la majorité dans la circonscription électorale ne suffira plus, l’élection sera validée si et seulement si la liste du parti dont il porte les couleurs obtient au moins 10% des voix au plan national. L’âge minimum ne change pas, il est maintenu à 25 ans malgré la volonté de l’opposition de rajeunir l’Assemblée. La caution pour les élections communales locales est également relevée, elle varie entre 10 000 et 20 000 FCA. Désormais, chaque candidat devra être fiscalement irréprochable sur les trois dernières années, et pour en apporter la preuve il devra produire un quitus fiscal.

Les forces de défense et de sécurité devront démissionner de leur fonction un an avant les élections pour prétendre à tout mandat électif et entrer en politique. Des évolutions majeures dénoncées par l’opposition : dans un communiqué, le Parti pour la libération du peuple a accusé le pouvoir de vouloir faire la promotion de l’aristocratie, alors que Léhady Soglo, ancien maire de Cotonou en exil, a lui parlé de discrimination notoire. Des changements drastiques défendus par le ministre de la Justice qui a jugé lundi que "le temps était venu de transcender les susceptibilités".

Rédaction
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