Après un mois de détention, l'ancienne gloire du football, le Brésilien Ronaldinho est sortie de prison mardi 7 avril. Il a été…

Paraguay

Paraguay : le Brésilien Ronaldinho est sortie de prison mardi 7 avril

Après un mois de détention, l'ancienne gloire du football, le Brésilien Ronaldinho est sortie de prison mardi 7 avril. Il a été assigné à résidence (avec son frère et à leurs frais) dans un hôtel de luxe récemment rénové d'Asuncion, la capitale du Paraguay. Les avocats de celui qui a foulé les pelouses du Paris SG et du FC Barcelone ont proposé de payer une caution de 1,6 million de dollars pour faire sortir Ronaldinho et son frère, ce que la justice paraguayenne a accepté.

Ronaldo de Assis Moreira, dit Ronaldinho, et son frère Roberto ont été arrêtés le 6 mars à Asuncion, accusés d'être entrés au Paraguay en possession de faux passeports. Les deux hommes étaient arrivés deux jours auparavant dans la capitale paraguayenne pour faire la promotion d'un livre et participer à diverses opérations de bienfaisance. Ils étaient depuis lors en détention provisoire dans un commissariat de police, où le Ballon d'or 2005 a fêté ses 40 ans le 21 mars.

Amende non réglée

La justice brésilienne avait privé Ronaldinho de passeport fin 2018, à la suite de sa condamnation à une amende de 2,5 millions de dollars (environ 2,25 millions d'euros), qu'il n'avait pas payée, pour avoir construit une jetée sans autorisation au bord d'un lac dans une aire protégée. Il l'avait finalement récupéré en 2019 au terme d'un accord avec la justice, en contrepartie d'un versement de 6 millions de réais (1,1 million d'euros).

À leur arrivée à l'aéroport d'Asuncion, les deux hommes avaient montré leurs passeports à la police de l'immigration, qui n'a pas immédiatement relevé d'anomalie. La police a ensuite perquisitionné l'hôtel où logeaient les deux hommes. Les enquêteurs y ont découvert de faux passeports paraguayens confectionnés dans la capitale paraguayenne.

Ronaldinho et son frère affirment que les documents leur ont été remis en cadeau par la femme d'affaires et présidente d'une fondation humanitaire qui les a invités à venir au Paraguay, et qui est désormais en fuite. Une quinzaine de personnes, dont des entrepreneurs, policiers et fonctionnaires, sont dans le collimateur de la justice paraguayenne dans le cadre de cette affaire.

Rédaction
Journaliste