Parmi ces problèmes, le difficile accès aux financements. Ainsi qu’en témoigne la réalité sur le terrain. « Aujourd’hui, les femmes détiennent plus de 30 % des PME en Afrique, mais il existe un déficit de financement de 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs. Ce déficit doit être comblé, et vite », constate Adesina Akinwumi, président de la BAD.

Angélique Kidjo, ambassadrice AFAWA : « les femmes africaines sont la colonne vertébrale du continent »

Le soutien du G7 aux femmes entrepreneures d'Afrique

Parmi ces problèmes, le difficile accès aux financements. Ainsi qu’en témoigne la réalité sur le terrain. « Aujourd’hui, les femmes détiennent plus de 30 % des PME en Afrique, mais il existe un déficit de financement de 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs. Ce déficit doit être comblé, et vite », constate Adesina Akinwumi, président de la BAD.

Or, « les femmes africaines sont la colonne vertébrale du continent. Je suis heureuse de porter leur voix ici, au G7. L’initiative AFAWA est déterminante pour notre continent », selon la musicienne béninoise Angélique Kidjo, ambassadrice du programme.

« Un grand jour pour les femmes en Afrique »

Un principe qui a sans doute animé le groupe des sept pays les plus avancés du monde (Allemagne, Canada, France, États-Unis, Italie, Japon et Royaume-Uni) en centrant leurs retrouvailles autour « de la réduction des inégalités, marqué par un partenariat renouvelé avec l’Afrique, qui met en avant la création d’emplois durables et l’appui à l’entreprenariat, en particulier féminin », selon le site de la BAD.

« Je suis particulièrement fier, en tant que président en exercice du G7, que la solution que nous portons aujourd’hui, l’initiative AFAWA, vienne d’une organisation africaine, la Banque africaine de développement, qui travaille avec un fonds de garantie africain et un réseau de banques africaines », a déclaré le président français Emmanuel Macron.

D’après le président de la BAD qui financera, pour sa part, un milliard de dollars, l’AFAWA, soutenu par le G7, permettra de lever jusqu’à cinq milliards de dollars pour les entrepreneures africaines. « Cet effort financier en faveur des femmes est le plus important de l’histoire du continent », s’est félicité Adesina Akinwumi.

Et de conclure : « C’est un grand jour pour les femmes en Afrique. Investir dans l’entrepreneuriat féminin en Afrique est un investissement fort de sens, car les femmes ne sont pas seulement l’avenir de l’Afrique, elles sont le présent de l’Afrique ! ».

Comme quoi, l’AFAWA reste dans le sillage de ses trois piliers à savoir l’amélioration des conditions des femmes entrepreneures aux financements, le renforcement de leurs capacités et l’amélioration des environnements juridiques et institutionnels afin d‘éliminer tout obstacle.

Véronique Chabourine
Journaliste politique