La Turquie a accusé dimanche des forces proches du maréchal Khalifa Haftar de détenir six Turcs en Libye, et menacé de les prendre pour « cibles » si ses ressortissants n'étaient pas libérés. Cet incident survient deux jours après que le maréchal Hafter a menacé de s’en prendre aux intérêts turcs dans le pays, accusant Ankara de soutenir militairement ses rivaux du gouvernement d'union nationale, reconnu par la communauté internationale.

Libye : un embargo sur les armes non-respecté

La tension monte entre Ankara et le maréchal Haftar en Libye

La Turquie a accusé dimanche des forces proches du maréchal Khalifa Haftar de détenir six Turcs en Libye, et menacé de les prendre pour « cibles » si ses ressortissants n'étaient pas libérés. Cet incident survient deux jours après que le maréchal Hafter a menacé de s’en prendre aux intérêts turcs dans le pays, accusant Ankara de soutenir militairement ses rivaux du gouvernement d'union nationale, reconnu par la communauté internationale.

La tension monte de jour en jour entre Ankara et le maréchal Khalifa Haftar. Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères accuse l’homme fort de l’Est libyen « d’acte de violence et de piraterie » commis par des « milices illégales ».

Ankara exige la libération immédiate de six ressortissants qui se trouveraient aux mains de forces proches du maréchal et menace, en cas de refus, de considérer ces forces comme des « cibles légitimes ».

Quelques heures plus tôt, c’est le ministre turc de la Défense qui avait prévenu que son pays riposterait à toute attaque des forces d’Haftar. Le maréchal libyen leur avait notamment ordonné de prendre pour cible les navires et les intérêts turcs et d’arrêter les ressortissants turcs en Libye.

Khalifa Haftar accuse Ankara de soutenir militairement ses rivaux du Gouvernement d'union nationale (GNA). Il y a une dizaine de jours, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait confirmé que son pays avait fourni des armes à ce gouvernement soutenu par la communauté internationale.

Depuis 2011, les Nations unies imposent pourtant à la Libye un embargo sur les armes non-respecté à plusieurs reprises ces dernières années.

Rédaction
Journaliste