Discrète mais extrêmement professionnelle, Salimatou Issoufa Harou, nigérienne de 24 ans a obtenu un Certificat en Finance d'entreprise (HEC Paris). Après 6 mois de stage au sein du département Infrastructure et Partenariat (PICU3) de la Banque africaine de développement (BAD), elle nous livre les moments les plus marquants de son stage. Rencontre.

Niger: I consider myself to be a "MADE IN AFRICA" product

Entretien avec Salimatou Issoufa Harou, stagiaire auditeur junior, assistante auprès du contrôleur de gestion et du comptable financier

Discrète mais extrêmement professionnelle, Salimatou Issoufa Harou, nigérienne de 24 ans a obtenu un Certificat en Finance d'entreprise (HEC Paris). Après 6 mois de stage au sein du département Infrastructure et Partenariat (PICU3) de la Banque africaine de développement (BAD), elle nous livre les moments les plus marquants de son stage. Rencontre.

54 ÉTATS : Salimatou, vous êtes auditeur junior, assistante auprès du contrôleur de gestion et du comptable financier. Vous avez obtenu après une formation en ligne, un Certificat en Finance d'entreprise (HEC Paris). Vous avez effectué 6 mois de stage au Département Infrastructure et partenariat (PICU3) sous la supervision de Mike Salawou. Quelle est la vocation de ce département et quelles ont été vos missions ?

Salimatou Issoufa : Oui, j'ai effectué un stage de 6 mois au sein du Département Infrastructure, Villes et Développement Urbain (PICU), et plus précisément au sein de la Division Infrastructure et Partenariats (PICU.3). Le Département PICU a pour mission de renforcer le rôle transformateur du secteur (Infrastructure et développement urbain) en vue de la réalisation des cinq grandes priorités de la Banque, à savoir : éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des Africains.

La Division PICU.3 en charge du volet Infrastructure et Partenariats est dirigée par Mike Salawou et est axée sur quatre piliers principaux : New Partnership for Africa's Development-Infrastructure Project Preparation Facility (NEPAD-IPPF), l’Infrastructure Consortium for Africa (ICA), Public-Private Partnership (PPP) et les Partenariats.

En ce qui me concerne, tout au long de ce stage, j’étais plus impliquée dans les activités de gestion du portefeuille de projets NEPAD-IPPF

Entre autres tâches, je citerai l’analyse des décaissements relatifs à la préparation des projets.

54 ÉTATS : Quelle distinction faites-vous entre le NEPAD-IPPF, l’ICA et PPP ?

Salimatou Issoufa : La meilleure façon de distinguer ces trois outils est de rappeler l’objectif visé à travers chacun d’eux, bien que les trois visent un objectif global commun qui est celui de la promotion d’Infrastructures durables en Afrique.

Le NEPAD-IPPF, l’ICA et PPP visent à la promotion d’Infrastructures durables en Afrique

  • Le rôle du Fonds Spécial NEPAD-IPPF est de fournir une assistance technique et financière aux détenteurs de projets d'infrastructure régionaux et continentaux pour préparer des projets viables et de haute qualité dans les secteurs de l'énergie, de la gestion des ressources en eau transfrontalière, des transports et des TIC, afin qu'ils soient prêts à rechercher des financements auprès de sources publiques et privées.
  • La mission de l’ICA est de s'efforcer d'accroître le financement du développement durable des infrastructures en Afrique, afin d'améliorer les conditions de vie et le bien-être économique des populations.
  • La mission du PPP est de promouvoir l'optimisation des ressources d’infrastructures durables en Afrique, afin de soutenir la croissance économique et le développement du secteur privé.

54 ÉTATS : La pandémie oblige au télétravail, vous êtes basée à Niamey, comment votre quotidien s’est déroulé avec PICU3 ?

Salimatou Issoufa : Dans ce contexte actuel de pandémie, il m’était impossible de travailler en présentiel à Abidjan. J’ai donc effectué les 6 mois de stage à distance, depuis mon domicile, à Niamey.

Quotidiennement, les tâches m’étaient soumises par Messagerie Outlook, ou par appel sur Microsoft Lync. Beaucoup de réunions de la division se sont déroulées via Zoom ou Microsoft teams.

Le virtuel n'est en rien un frein à l'attribution ou à la supervision des tâches

La Banque africaine de développement (BAD) a organisé de nombreux événements virtuels intéressants, tels que des webinaires et même des séances de fitness en ligne (pour garder la forme). J’ai également assisté à des sessions de formation très enrichissantes, organisées par la Banque.

54 ÉTATS : Quelle est votre expérience la plus marquante au sein de ces 6 mois ?

Salimatou Issoufa : Mon expérience la plus marquante était d’avoir assister à la réunion de consultation virtuelle de l’ICA  qui s'est tenue en décembre 2020. Des réunions individuelles ont été organisées avec tous les membres actuels de l’ICA et avec de potentiels membres. Le but était de présenter un bilan aux membres actuels et de leur présenter le programme de travail de l’année suivante sur les activités de l’ICA ; d’autre part, la réunion consistait à présenter aux potentiels membres les objectifs de l’ICA et les avantages du partenariat gagnant-gagnant qu’ils pourraient entreprendre.

54 ÉTATS : Sur le long terme, aspirez-vous à faire carrière en Afrique ou à l'international ?

Salimatou Issoufa : Actuellement, je travaille sur un projet de spécialisation en Audit des Systèmes d’Information. J’ai récemment passé le CERTIFIED INFORMATION SYSTEMS AUDITOR communément appelé CISA.

Je cherche une opportunité dans un Cabinet de Conseil et d’Assistance en Systèmes d’Information ou toute autre organisation disposant d’une équipe d’Auditeurs

Je cherche une opportunité dans un Cabinet de Conseil et d’Assistance en Systèmes d’Information ou toute autre organisation disposant d’une équipe d’Auditeurs. Pour avoir le titre de certifiée, il faut prouver une expérience professionnelle d’au moins 2 ans dans le domaine des systèmes d’Information, à l’issu de l’examen validé.

Je veux continuer à me former à travers un diplôme supplémentaire toujours dans le domaine des systèmes d’information.

Et sans hésiter, je ferai carrière en Afrique.

En tant qu’africaine d’origine et de nationalité, j’estime être « un produit MADE IN AFRICA »

C'est une évidence pour moi d'apporter ma modeste contribution au développement de l’Afrique, de mon « chez moi ».

Rédaction
Journaliste