La Namibie a un secteur minier assez diversifié, ce qui réduit son exposition à la fluctuation des cours. Pour renouer avec une croissance…

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Economie namibienne, ses facteurs d’échecs et de réussite

La Namibie a un secteur minier assez diversifié, ce qui réduit son exposition à la fluctuation des cours. Pour renouer avec une croissance économique positive comme le prédit le FMI, le pays pourra certainement compter sur ses produits non uranifères. La route vers cet objectif n’est toutefois pas dénuée d’embûches. Déjà, la pandémie du Covid-19 qui frappe l’économie mondiale, si elle dure encore longtemps, risque d’impacter aussi la Namibie, voire l’empêcher d’atteindre ses buts pour 2020.

Si tous les voyants sont au vert en ce qui concerne les projets en préparation, un accompagnement étatique et une politique minière plus claire et actualisée de la part des gouvernants seront nécessaires si le pays veut tirer pleinement profit de ses richesses. Outre un code minier vieux de plus d’un quart de siècle et plus forcément en phase avec les réalités actuelles, on peut reprocher au pays sa gestion sociale de la manne financière issue des gisements. Les richesses que produit le sous-sol namibien ne profitent en effet pas à la majorité de la population. Pas assez d’emplois créés et surtout pas assez d’intérêts publics dans les compagnies minières actives dans le pays. Les Noirs qui représentent un pan important de la population sont toujours plus ou moins tenus à l’écart des contrats miniers. 

Pas assez d’emplois créés et surtout pas assez d’intérêts publics dans les compagnies minières actives dans le pays. Les Noirs qui représentent un pan important de la population sont toujours plus ou moins tenus à l’écart des contrats miniers. 

A un moment où la plupart des nations africaines révisent leur charte minière pour tirer plus de revenus de la richesse de leur sous-sol, il est peut-être temps que la Namibie se joigne à la danse. Elle devra veiller à le faire en concertation avec l’industrie minière pour maintenir son attractivité sur la scène internationale. Selon le dernier sondage annuel de l’Institut Fraser publié cette année, la Namibie est la juridiction africaine la plus attractive en matière de politique minière pour les investisseurs internationaux. 

Rédaction
Journaliste