Les Kenyans sont de plus en plus nombreux à se présenter au centre de vaccination de l'hôpital de Machakos pour recevoir le vaccin COVID-19 d'AstraZeneca.

Kenya

Covid-19 : les vaccinations AstraZeneca se multiplient au Kenya

Les Kenyans sont de plus en plus nombreux à se présenter au centre de vaccination de l'hôpital de Machakos pour recevoir le vaccin COVID-19 d'AstraZeneca.

L’autorisation de l’Union Européenne a levé les soupçons selon lesquels des caillots de sang inhabituels se formeraient après l’administration de la piqure. De nombreux pays européens avaient suspendus brièvement son administration.

"Depuis les rumeurs selon lesquelles le vaccin causait des caillots sanguins, les chiffres ont été initialement en baisse, mais après la confirmation par les pays européens, les avantages l'ont emporté sur les inconvénients, nous avons constaté une forte affluence, en particulier la semaine dernière et cette semaine. Aujourd'hui, depuis ce matin, je l’ai déjà donné à plus de 50 personnes et il y a toujours la queue, les chiffres continuent d'augmenter. Donc, je pense qu'après avoir confirmé que le vaccin est OK, les gens le prennent positivement maintenant et ils viennent vraiment." révèle Juliana Mwendu, infirmière à l'hôpital de Machakos.

Le ministère kényan de la santé avait initialement déclaré que seuls le personnel médical, les enseignants et les policiers pouvaient se faire vacciner, mais il semble que le faible taux de participation a permis à de nombreuses personnes qui n'avaient pas droit au vaccin de le recevoir.

Steven Musyoka, chauffeur de taxi-moto est lui, toujours suspicieux :

_"J'entends dire qu'il existe un vaccin contre le coronavirus, mais ma famille et moi-même ne le recevrons pas car même les Blancs ne l'acceptent pas. Nous ne savons pas ce que contient ce médicament car nous avons entendu dire que lorsque les gens sont vaccinés, ils contractent d'autres maladies comme des problèmes cardiaques par exemple, donc ma famille et moi avons refusé de le prendre." _

Le vaccin du fabricant anglo-suédois est moins cher et plus facile à stocker que beaucoup d'autres.

N'ayant guère d'autre choix, la plupart des pays en développement qui disposaient de l'AstraZeneca l'ont adopté

Au début du mois de mars, l'Agence européenne des médicaments a déclaré que le vaccin n'augmentait pas l'incidence globale des caillots sanguins, sans toutefois pouvoir exclure un lien avec un petit nombre de caillots rares.

Rédaction
Journaliste