Utopie ou réalité ?

Un pont entre la Tunisie et la Sicile

Utopie ou réalité ?

Des ingénieurs tunisiens et italiens rêvent d’un pont entre la Tunisie et la Sicile. Avec quatre tronçons et trois îles artificielles.

Il s’agit d’un projet à la Jules Vernes. Un projet qui est sorti, comme on dit, des cartons des ingénieurs tunisiens et italiens.

De quoi s’agit-il ? De la construction d’un pont entre la Tunisie et la Sicile. Pas moins de 135 kilomètres qui partiraient de la localité d’El Haouaria, dans une région de l’Est de la Tunisie (121 kilomètres de Tunis), qui, par beau temps ou lorsqu’il fait nuit, on peut voir cette Sicile toute proche (près de 240 kilomètres d’El Haouaria à Palerme à vol d’oiseau).

Le projet refait surface, le 19 septembre 2017, dans une émission de la  radio Express fm par la voix d’Amel Makhlouf, membre de  l’Ordre des Ingénieurs de Tunisie.

Et à l’occasion d’une rencontre organisée à Tunis de l’OIT avec le Réseau méditerranéen des écoles d’ingénieurs, dont le vice-président n’est autre qu’Enzo Siviero, l’un des promoteurs du projet.

Un coût estimé à 100 milliards de dollars

La construction du pont devrait être accompagnée de la création de trois îles artificielles qui devront être placées entre les quatre tronçons du pont, qui auront chacun une longueur d’environ 30 kilomètres.

Le pont, qui pourrait porter le nom du général carthaginois Hannibal, est estimé à 100 milliards de dollars (environ 84 milliards d’euros) et certaines parties, dont la Banque Africaine de Développement (BAD), seraient disposées à financer, à en croire Amel Makhlouf.

L’ingénieure tunisienne ne tarit pas d’éloges sur un  projet audacieux  qui place la Tunisie au centre de l’économie mondiale.    

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie