Depuis début février, la Guinée est plongée dans un cocktail de violences post-électorales et d’émeutes urbaines suite à la grève des enseignants. Les scènes de violences se succèdent et le bilan s’alourdit. Plus de neuf décès enregistrés à Conakry et à l’intérieur du pays. La mort d’un gendarme fait particulièrement polémique à Conakry. Et les résulats de l'enquête très attendue pour faire la lumière sur le drame.

Un gendarme tué à Conakry, polémique autour de son identité et du lieu de drame

Violences en Guinée

Depuis début février, la Guinée est plongée dans un cocktail de violences post-électorales et d’émeutes urbaines suite à la grève des enseignants. Les scènes de violences se succèdent et le bilan s’alourdit. Plus de neuf décès enregistrés à Conakry et à l’intérieur du pays. La mort d’un gendarme fait particulièrement polémique à Conakry. Et les résulats de l'enquête très attendue pour faire la lumière sur le drame.

Après avoir exhorté les parents d’élèves à envoyer leurs enfants à l’école, la gendarmerie s’est retrouvée victime de son engagement à sécuriser les écoles et les rues de Conakry. Lundi 19 février, elle a annoncé la mort d’un adjudant-chef, déployé pour le maintien de l’ordre. Il aurait succombé de ses blessures après avoir reçu un projectile à la tête. Le drame s’est produit dans la matinée, sur l’autoroute Leprince, un axe réputé hostile aux forces de l’ordre.

Pendant que la gendarmerie soutient mordicus que l’une de ses équipes en provenance d’un escadron mobile, a été prise à parti dans une embuscade par des jeunes en colère à Bomboly (zone située au quartier Koloma), les riverains jurent qu’il n’y a jamais eu d’échauffourées ce jour dans le coin.

Visiblement sidérés d’être accusés de meurtre, ces derniers dénoncent une allégation qui contribue à stigmatiser davantage leur quartier : "C’est faux ! aucun gendarme n’a été tué ici" et d’ailleurs le chef du quartier dit que "depuis 2013, il n'y pas eus d'accorchages entre froces de l'ordre et les citoyens."

La police qui veut couper la poire en deux, relate que la route n’était pas barricadée. Donc balaye la thèse de l’embuscade. "La circulation était fluide. C’est aux alentours de 10 heures, le passage d’une pick-up de la gendarmerie a coïncidé à la sortie des élèves du collège Koloma, qui venaient d’être libérés puisque les professeurs étaient absents. Irrités de voir des agents de maintien d’ordre, les élèves ont commencé à jeter des pierres. Des badauds se sont mêlés et ont participé à lapider les gendarmes." Narre le porte-parole de la police nationale

L’autre facette de la polémique, réside dans l’identité du gendarme tué. Après le drame, un premier nom a circulé à travers ses proches de la victime. Un nom qui sera plus tard rectifié par la gendarmerie. On raconte l’adjudant-chef aurait changé de nom pour les besoins de son recrutement. Ce qui révèle qu’il a été enrôlé sous une fausse identité.

Rédaction
Journaliste