La France et le gouvernement Sarraj officialisent la reprise de leur coopération sécuritaire. Cette reprise a pris la forme d'un courrier du gouvernement de Tripoli. Le développement est salué par l'ambassade de France dans la capitale libyenne. Ce réchauffement des relations intervient après une période de tensions qui s’est installée depuis le 4 avril, suite à l'offensive menée par le maréchal Khalifa Haftar pour prendre le contrôle de la capitale. La France était alors accusée par le gouvernement d’union nationale de soutenir l’homme fort de l’est libyen.

Libye

Libye : reprise de la coopération entre Tripoli et Paris

La France et le gouvernement Sarraj officialisent la reprise de leur coopération sécuritaire. Cette reprise a pris la forme d'un courrier du gouvernement de Tripoli. Le développement est salué par l'ambassade de France dans la capitale libyenne. Ce réchauffement des relations intervient après une période de tensions qui s’est installée depuis le 4 avril, suite à l'offensive menée par le maréchal Khalifa Haftar pour prendre le contrôle de la capitale. La France était alors accusée par le gouvernement d’union nationale de soutenir l’homme fort de l’est libyen.

Après deux mois de mésentente, on assiste à un début de réchauffement des relations entre Tripoli et Paris. Sur son compte Twitter, l'ambassade de France à Tripoli publie une copie de la lettre signée de la main du ministre de l'Intérieur libyen, datant du 18 juin. Le courrier annonçait alors une reprise de la coopération avec Paris, sans plus de précision.

La France aurait changé de position

Le ministre de l'Intérieur, Fathi Bachagha a affirmé à la chaine Al-Jazeera, que ce changement intervenait après des réunions qui ont eu lieu entre les deux parties à Tunis. Selon lui, la France aurait changé sa position en ce qui concerne son soutien à Khalifa Haftar pour se rapprocher du GNA.

La France s'était engagée à contribuer à former des forces dans le domaine de la sécurité nationale, la police et la gendarmerie. Paris a également accepté de participer à la formation d'une unité de la garde présidentielle, chargée de la protection des institutions de Tripoli, conformément à l’accord de Skhirat signé au Maroc, fin 2015.

Sécurité civile

Former ces forces, vise, selon Paris, à lutter contre le terrorisme, le crime organisé, le blanchiment d'argent et améliorer la sécurité civile.

Rédaction
Journaliste