La Grande-Bretagne prête à aider le Zimbabwe, mais à une condition

Des progrès démocratiques sinon rien

La Grande-Bretagne prête à aider le Zimbabwe, mais à une condition

Vers une normalisation des relations Grande-Bretagne et Zimbabwe après le changement de pouvoir. La Grande-Bretagne s’est dit prête à accompagner le système monétaire en ruine du Zimbabwe, mais à condition qu’il y ait des "progrès démocratiques".

Dans les faits, l’ancien pays colonisateur du Zimbabwe prévoit, une fois la condition remplie, injecter des fonds dans la Banque mondiale et la Banque africaine de développement afin d’aider le Zimbabwe à régler ses dettes. "Ce sont des choses que nous essaierons de faire pour aider le Zimbabwe à avancer", a déclaré mercredi le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, en marge du sommet Union africaine – Union européenne à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Les relations entre la Grande-Bretagne et son ancienne colonie se sont détériorées avec l’expulsion des fermiers blancs par le régime de Mugabe au début des années 2000. Cette mesure, emblématique de l‘ère Mugabe, a précipité l‘économie du pays dans la tourmente.

Cerné par la crise économique et les crises intestines dans son parti la Zanu-PF, Robert Mugabe qui dirigeait le pays depuis 37 ans, a démissionné sur la pression de l’armée de son parti et du peuple. Emmerson Mnangagwa, son vice-président qu’il avait limogé au plus fort de la crise politique, a été plébiscité par la Zanu-PF et investi président par intérim du Zimbabwe.

Rédaction
Journaliste