Conakry et certaines villes de l’intérieur du pays étaient paralysées ce lundi, suite à l'appel de l'opposition guinéenne qui proteste ainsi contre les résultats des élections municipales.

L'opposition guinéenne conteste et proteste contre les résultats des municipales

Crise post-électorale en Guinée

Conakry et certaines villes de l’intérieur du pays étaient paralysées ce lundi, suite à l'appel de l'opposition guinéenne qui proteste ainsi contre les résultats des élections municipales.

Dans la capitale guinéenne, sur plusieurs axes routiers il n’y a pas eu de circulation, des marchés fermés, le secteur informel aussi à l’arrêt. À part le centre-ville situé dans la commune Kaloum qui abrite l’administration publique, il n’y pas d’activités.

Et comme c’est souvent le cas, lorsqu’il y a ville morte, des scènes de violences ont été enregistrées dans la banlieue de Conakry. Dès 7h du matin, des routes étaient barricadées, des pneus brûlés sur la chaussée.

Dans la matinée, il y a eu quelques accrochages entre les forces de l’ordre et des jeunes. Des jets de gaz lacrymogène contre des jets de pierres. Des populations sont restées terrées chez elles.

Cette journée ville morte est la conséquence de la gestion du contentieux électoral. Depuis la proclamation des résultats par la commission électorale, les dénonciations à la fraude se sont multipliés. Cela de tous les bords, tant par l’opposition que le parti au pouvoir.

En appelant à cette journée ville morte, les opposants disent posséder des preuves de la fraude. D’ailleurs à sa dernière conférence de presse, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition brandissait des documents électoraux qui selon lui constituent des élément de preuve de la fraude électorale.

Entre bourrage d’urnes et dissimulation ou annulation de procès-verbaux, les opposant exigent un recomptage des votes dans certaines circonscriptions mais aussi la réintégration des procès-verbaux qui ont été écarté par la commission électorale.

Pour rappel, tous les recours en justice qui introduites par les partis de l’opposition ont été rejetés par les tribunaux. De ce fait, ils estiment que les manifestations constituent leur dernier recours. Parmi lesquels les journées villes mortes qu’ils menacent de multiplier si rien n’est fait pour répondre à leur exigence.

Asmaou Barry
Journaliste correspondante à Conakry