A la veille de la deuxième marche des laïcs catholiques annoncée ce dimanche 21 janvier 2018, une vive tension est palpable à Kinshasa. Peu avant midi, des embouteillages montres ont été signalés sur les grandes artères de la ville dont le boulevard du 30 juin, l’avenue Pierre Mulele, etc. Situation inhabituelle pour un samedi normal.

À Kinshasa, la tension monte à 24H d'une marche interdite

Vive tension à Kinshasa à la veille d’une marche des catholiques

À la veille de la deuxième marche des laïcs catholiques annoncée ce dimanche 21 janvier 2018, une vive tension est palpable à Kinshasa. Peu avant midi, des embouteillages monstres ont été signalés sur les grandes artères de la ville dont le boulevard du 30 juin, l’avenue Pierre Mulele, etc. Situation inhabituelle pour un samedi normal.

Généralement, les embouteillages s’observent à la nuit tombée, sur des rues autres que celles citées précédemment. Information prise, il s’agit de barricades érigées par la Police Nationale Congolaise, épaulée par d’autres services de sécurité. Fouille systématique des véhicules et des occupants, contrôle des documents de bord, etc.

Conséquence, certains conducteurs des taxis ont garé leurs véhicules, forçant ainsi des milliers de personnes à marcher à pied. "On fait ça pour intimider des gens. Ils créent un climat de psychose pour que la population ne sorte pas dans la rue demain", dénonce un passant, visiblement en colère pour avoir mis environ une heure sur un trajet qui ne prend pas plus de 5 minutes en temps réel.

"On fait ça pour intimider des gens. Ils créent un climat de psychose pour que la population ne sorte pas dans la rue demain"

Contacté, le porte-parole de la Police Nationale Congolaise est resté injoignable sur son mobile. Pour Emmanuel Akwety, ministre provincial de de sécurité, les services de Police sont à la recherche "des bandits et des armes". Ces bandits avec armes et munitions, à en croire les propos du ministre, sont sur le point de passer à l’acte dans les heures à venir. Il assure que leurs photos et portraits robots ont été diffusés.

Il n'y aurait donc aucun lien entre ces contrôles et la marche prévue demain, d’office interdite par le gouvernorat de Kinshasa. Affaire à suivre.

Henry Mbuyi
Journaliste correspondant en RDC