Le président américain Barack Obama est arrivé vendredi soir au Kenya, patrie de son père. Entre politique et famille, le locataire de…

Obama au Kenya, un voyage particulier...

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Le président américain Barack Obama est arrivé vendredi soir au Kenya, patrie de son père. Entre politique et famille, le locataire de la Maison-Blanche a un agenda bien chargé...

Barack Obama devait participer samedi à Nairobi à un important forum économique avant de s'entretenir de lutte contre le terrorisme avec son homologue kényan, dont le pays, durement touché par de récentes attaques meurtrières, est un partenaire clé des États-Unis dans la région.

Ce voyage revêt toutefois une importance particulière pour le président américain né à Hawaï d'une mère américaine et d'un père kényan. Si le déplacement est officiel, la touche personnelle est bien présente. À l'image de la présence sur le tarmac de l'aéroport de la demi-soeur de Barack Obama, Auma, qui fera le trajet avec lui jusque dans un hôtel du centre-ville pour diner avec certains membres de la famille. De fait, le twitter officiel témoignait du double intérêt de cette visite : "Je suis fier d'être le premier président américain à visiter le Kenya. Je suis content de voir ma famille et de parler avec les jeunes kényans à propos de l'avenir".

Les choses sérieux ont toutefois commencé dès le jour levé et, dans son style spécifique, le président américain a décidé de marquer les esprits par une déclaration forte en ouverture d’un sommet mondial sur l’entrepreneuriat : "Je voulais être ici parce que l’Afrique est en marche, l’Afrique est l’une des régions du monde à la plus forte croissance", le tout avant d'ajouter pour son auditoire que "les gens sortent de la pauvreté, les revenus sont en hausse, la classe moyenne croît et les jeunes gens comme vous exploitent les technologies pour changer la façon dont l’Afrique fait des affaires", a-t-il encore dit à son auditoire, .

En réponse, le président kényan, Uhuru Kenyatta, a estimé que l’organisation même de ce sommet sur l’entrepreneuriat montrait un tout autre visage de l’Afrique que celui habituellement dépeint dans les médias. "Ce discours sur le désespoir africain est faux, et, en fait, n’a jamais été vrai, a affirmé le chef de l’État. Faites savoir que l’Afrique est ouverte et prête pour les affaires."

Pour rappel, la visite du président Obama a longtemps été empêchée par l'inculpation du président Kenyatta devant la Cour pénale internationale pour son rôle présumé dans des violences postélectorales fin 2007-début 2008. Des poursuites finalement abandonnées en décembre dernier, faute de preuves suffisantes.

Rédaction
Journaliste