En une décennie, la Zambie a mené une "révolution verte" permettant à ce pays niché au cœur de l’Afrique australe de passer d…

La Zambie mène sa révolution verte

ECONOMIE

En une décennie, la Zambie a mené une "révolution verte" permettant à ce pays niché au cœur de l’Afrique australe de passer d’importateur de maïs à exportateur. Une belle réussite sur un continent où la sécurité alimentaire demeure un enjeu clé.

 

La star ? Le maïs hybride dont les rendements ont pulvérisé des records dans les années 1960. Toutefois, malgré un climat favorable, des terres fertiles et des ressources en eau représentant 40 % de l'eau disponible dans toute l'Afrique Australe, ce potentiel est encore largement inexploité. Seuls 14 % de l'ensemble des terres cultivables - lesquelles représentent 58 % du territoire - sont actuellement exploitées. Et malgré des récoltes de maïs exceptionnelles, l'agriculture ne représente toujours que 20 % du PIB alors que ce secteur emploie à peu près 85 % de la population.

Si le pays a pu de nouveau dégager un excédent de 670 000 tonnes pour une récolte de 2,9 millions de tonnes en 2016, c’est grâce au volontarisme des autorités pour aider les petits agriculteurs, cultivant entre 0,5 et 5 hectares. 

Une des raisons de cette faible productivité agricole peut être cherchée dans la forte dépendance de la Zambie face à l'exploitation du cuivre : le pays est en effet le plus grand producteur de ce métal sur le continent africain et ce secteur a ainsi généralement bénéficié de la majorité des investissements par priorité sur l'agriculture. La privatisation des mines de cuivre que possédait l'état, les prix élevés de ce métal sur les marchés et les investissements étrangers ont renforcé l'économie entrainant ainsi une forte croissance du PIB de près de 6 % ces dernières années. Et pourtant plus de 60 % des 13 millions d'habitants que compte la Zambie vivent toujours dans la pauvreté et dépendent d'une agriculture de subsistance de petite échelle pour survivre.

 

Rédaction
Journaliste