En vue de trouver une issue à la crise qui mine le Togo depuis septembre 2017, la coalition d’une dizaine de partis politiques de l’opposition amenée par son chef de fil, Jean Pierre Fabre, a entamé une tournée en Guinée et au Ghana. Des pays dont les présidents jouent à la co-médiation pour la décrispation du climat politique.

"La CEDEAO va s’y mettre" laisse entendre Alpha Condé

Crise politique au Togo

En vue de trouver une issue à la crise qui mine le Togo depuis septembre 2017, la coalition d’une dizaine de partis politiques de l’opposition amenée par son chef de fil, Jean Pierre Fabre, a entamé une tournée en Guinée et au Ghana. Des pays dont les présidents jouent à la co-médiation pour la décrispation du climat politique.

"Nous sommes préoccupés par la situation au Togo.  C’est pourquoi, nous allons œuvrer pour qu’il y ait toutes les conditions d’un dialogue apaisé" a déclaré mardi, le président guinéen, Alpha Condé, au sortir de la rencontre à Conakry

A cette rencontre, les discussions auraient fondamentalement porté sur les préalables posés par l’opposition avant l’ouverture du dialogue politique. Entre autres :  la libération des militants arrêtés lors des manifestations de rue, ainsi que le retrait des forces de sécurité dans les villes de Sokodé, Mango et Bafilo. Sur ce, le président guinéen Alpha Condé s’est dit surpris d’apprendre que " des militants de l’opposition soient encore détenus en prison et que d’autres continuent d’être arrêtés."

En tant que président en exercice de l’Union africaine, il a annoncé que très prochainement une mission sera dépêchée à Lomé pour rencontrer le Président Faure Gnassingbé afin d’engager des négociations en vue d’obtenir à la satisfaction des préalables posés par les opposants. "La délégation de l'opposition togolaise va maintenant au Ghana en concertation avec nos frères ghanéens. J'enverrai une mission auprès du président Faure pour présenter les demandes de l'opposition afin qu'on arrive à une solution" a-t-il dit. Et même que l’investiture du nouveau président libérien, serait l’occasion de tenir un mini-sommet de la CEDEAO pour discuter de la crise togolaise.

Si la médiation des présidents guinéens et ghanéens abouti à l'ouverture d'un dialogue politique, les points à discuter porteront sur le retour de la Constitution de 1992, l’adoption d’un mode de scrutin uninominal à deux tours et le vote de la diaspora. Et ça l’opposition qui n’entend pas lâcher prise, l’a déjà consigné dans un mémorandum.

Asmaou Barry
Journaliste correspondante à Conakry