Le chef de l'État congolais, réélu le 20 mars dernier pour un nouveau mandat, a prêté serment devant les membres de la Cour…

Denis Sassou-Nguesso promet beaucoup...

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Le chef de l'État congolais, réélu le 20 mars dernier pour un nouveau mandat, a prêté serment devant les membres de la Cour constitutionnelle, samedi 16 avril.

Après avoir juré de respecter la Constitution, le président, qui cumule 32 années à la tête du pays, a présenté les grandes lignes de son action à venir.

« Désormais revêtu de la charge suprême de la nouvelle république je me tiens devant vous pour nouer avec vous un nouveau contrat. Ce contrat je l’inscris dans le projet global du développement du Congo » a-t-il déclaré.

Il a notamment mentionné un volet de lutte contre la pauvreté « il reste encore la nécessité de poursuivre l’oeuvre du développement du pays ». Dans son discours le président a également parlé de l’emploi des jeunes, de répartition équitable des richesses nationales et de dialogue social.

Alors que le pays est un des plus gros producteurs de pétrole de la zone subsaharienne et que l’or noir représente 80% des ressources nationales, les chiffres de la réalité sociale et économiques étonnent. En effet la moitié des 4,5 millions d’habitants du pays vivent sous le seuil de pauvreté et selon l’UNICEF 26% des enfants congolais de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition.

L’opposition s’est élevée contre les résultats du scrutin, alors que l’élection s’est tenue dans un pays où les télécommunications étaient coupées, et dénonce la violente répression à l’encontre d’une partie de la population dans la région du Pool. À Paris, la semaine dernière, l’opposant Benoît Boubékéné dénonçait les exactions commises et appelait au départ de Denis Sassou-Nguesso.

Rédaction
Journaliste