Antananarivo - Le nouveau Premier ministre "de consensus" malgache a formé son gouvernement, qui devra diriger le pays jusqu'aux élections générales prévues cette année pour sortir le pays de la crise politique, a annoncé lundi le président Hery Rajaonarimampianina.

Madagascar

Crise politique à Madagascar : nomination d'un gouvernement "de consensus" (officiel)

Antananarivo - Le nouveau Premier ministre "de consensus" malgache a formé son gouvernement, qui devra diriger le pays jusqu'aux élections générales prévues cette année pour sortir le pays de la crise politique, a annoncé lundi le président Hery Rajaonarimampianina.

"Le gouvernement de Christian Ntsay est maintenant mis en place après diverses négociations", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une cérémonie au palais présidentiel d'Iavoloha à Antananarivo.

"Nous espérons maintenant pouvoir tenir une élection inclusive et acceptée par tous", a-t-il ajouté.

Le nouveau gouvernement, "issu d'un dialogue politique", a été "mis en place en conformité avec la décision de la Haute cour constitutionnelle"(HCC), a-t-il rappelé.

Fin mai, la HCC avait ordonné la nomination d'un cabinet d'union nationale pour sortir de l'impasse causée par les manifestations quotidiennes de l'opposition depuis fin avril.

Le président Rajaonarimampianina s'est plié à la décision de la plus haute instance juridique du pays et a nommé le 4 juin un nouveau Premier ministre, Christian Ntsay, haut fonctionnaire international.

Son nom a été proposé par le principal parti d'opposition, le Mapar, de l'ex-président Andry Rajoelina (2009-2014).

La HCC a également accéléré le calendrier électoral : les scrutins présidentiel et législatifs devront se dérouler dès la "saison sèche", c'est-à-dire avant septembre, et non plus à la fin de l'année.

"Lorsqu'il s'agit de l'intérêt de la nation, il faut mettre de côté les divers intérêts personnels", a souligné le chef de l'Etat.

Depuis fin avril, Madagascar, grande île de l'océan Indien, traverse une crise politique provoquée par l'adoption de lois électorales controversées.

Les dispositions les plus contestées des textes ont été annulées, mais l'opposition exige le départ du président, élu fin 2013. 

Saisie par l'opposition, la Haute Cour constitutionnelle a toutefois refusé de se prononcer sur ce point-là.

En dépit de la décision de la HCC, l'opposition continue de mobiliser chaque jour ses partisans sur la place du 13-Mai, haut lieu historique de la contestation dans la capitale.

Le président en exercice n'a pas encore annoncé s'il briguerait ou non un second mandat cette année. En revanche, l'ancien président Rajoelina et son prédécesseur Marc Ravalomanana (2002-2004) ont laissé entendre qu'ils se présenteraient.

AFP

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction