Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU suit de près la situation au Cameroun. En témoigne sa réaction publiée dans la soirée…

Cameroun : l'ONU appelle les leaders anglophones à répondre à l'appel au dialogue de Yaoundé

Cameroun

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU suit de près la situation au Cameroun. En témoigne sa réaction publiée dans la soirée du lundi après les incidents survenus dans les deux régions anglophones du Sud-ouest et du Nord-ouest.

Dans un communiqué, le patron des Nations unies a condamné en des termes forts les violences qui y ont été perpétrées. "(Le Secrétaire général) invite les autorités camerounaises à mener une enquête sur ces incidents et exhorte les dirigeants politiques des deux côtés à appeler leurs partisans à s’abstenir de tous nouveaux actes de violence et à condamner sans équivoque toute action qui puisse nuire à la paix, la stabilité et l’unité du pays", a rapporté son porte-parole Stéphane Dujarric.

Réagissant à l’appel au dialogue lancé par le président camerounais Paul Biya le dimanche 1er octobre, journée où les leaders anglophones avaient prévu de proclamer symboliquement l’indépendance des territoires anglophones, Antonio Guterres estime que le dialogue est l’une des clés à privilégier pour mettre un terme à la crise.

Il a dès lors encouragé les représentants de la communauté anglophone à saisir cette opportunité dans leur recherche de solutions aux griefs de la communauté, dans le cadre de la constitution camerounaise.

Ouverte il y a près d’un an, la crise anglophone au Cameroun a connu son épisode le plus sanglant dimanche avec au moins 17 morts en marge d’une proclamation symbolique d’"indépendance" vis-à-vis des francophones, selon un bilan établi lundi par Amnesty International, mais contesté par les autorités camerounaises. À ce bilan s’ajoutent deux autres décès comptés au cours du week-end dans les deux régions anglophones.

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20 % des 22 millions de Camerounais et 2 régions sur 10 dans tout le pays, proteste contre ce qu’elle appelle sa "marginalisation" dans la société.

chirelle Amozig
Journaliste