L’Union africaine n’a pas voulu rester silencieuse face à l’attaque qui a frappé une base militaire en Libye, faisant 141 morts et…

141 personnes tuées dans une attaque : l'Union africaine s'inquiète d'un retour au chaos

LIBYE

L’Union africaine n’a pas voulu rester silencieuse face à l’attaque qui a frappé une base militaire en Libye, faisant 141 morts et plusieurs blessés jeudi dernier.

Dans un communiqué, le président de la Commission de l’Union africaine, Mouassa Faki, a condamné cette attaque et dénoncé une atteinte aux efforts réalisés pour rétablir la paix dans ce pays ravagé depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Au moins 141 personnes, dont la plupart des soldats loyaux à l’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, ont été tués dans une attaque menée par des groupes rivaux – officieusement loyal au gouvernement d’union nationale (GNA) – contre une base militaire dans le sud libyen.

Pour l’Union africaine, cette recrudescence de la violence entre groupes rivaux est d’autant plus “épouvantable” que “l’Union africaine et la communauté internationale en général s’efforcent de veiller à ce que tous les partis libyens travaillent ensemble pour promouvoir le dialogue politique qui peut inverser le cycle de violence qui afflige le pays”.

Riposte des forces de l’Est, les espoirs d’un retour à la paix menacés

Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces du maréchal Haftar qui contrôlent l’Est de la Libye ont mené des raids aériens contre des positions rivales dans le Sud libyen, en réponse à l’attaque meurtrière de jeudi.

Le bilan de cette riposte n’est pas encore disponible, mais il est fort probable qu’elle relance les hostilités entre les forces de l’Est et le pouvoir de Tripoli. D’ailleurs, un acte fort de ce dernier est attendu. L’Union africaine a pour ainsi dire invité les autorités libyennes à traduire les responsables de “cet horrible crime” commis jeudi devant la justice.

Pourtant, ces dernières semaines, un rapprochement entre les deux principaux protagonistes du conflit en Libye – Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) et le maréchal Khalifa Haftar, chef des forces armées des autorités parallèles basées dans l’est du pays – a été effectué avec notamment une rencontre à Abou Dhabi aux Émirats arabes unis.

Même s’ils n’avaient pas annoncé de mesures concrètes, ils avaient toutefois convenu d‘œuvrer à un règlement de la crise. Pour l’heure, ce vœu pieux semble avoir été refoulé.

Rédaction
Journaliste