Caracas - L'ancien chef du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, a assuré que les Vénézuéliens allaient voter "librement" dimanche lors du scrutin présidentiel, vendredi à Caracas, où il est arrivé en tant qu'observateur électoral. 

Venezuela

Présidentielle : les Vénézuéliens vont voter "librement", assure Zapatero

Caracas - L'ancien chef du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, a assuré que les Vénézuéliens allaient voter "librement" dimanche lors du scrutin présidentiel, vendredi à Caracas, où il est arrivé en tant qu'observateur électoral. 

"Nous serons dans les bureaux de vote pour constater si les Vénézuéliens votent librement, je ne doute pas qu'ils votent librement", a déclaré M. Zapatero au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec les autorités électorales. 

Selon lui, si le système électoral est "perfectible", comme d'autres, il offre les "garanties de base". 

"Le vote est ce qu'il y a de plus sacré pour un citoyen, il est très difficile qu'il accepte de voter sous la menace ou en étant victime d'un chantage", a ajouté M. Zapatero, qui depuis 2016 fait office de médiateur dans la crise entre le gouvernement et l'opposition vénézuélienne.

Il s'en est pris à l'Union européenne qu'il a accusée d'avoir des "préjugés" sur le processus électoral en cours. "Il y a un préjugé qui est ancré. Or l'expérience politique consiste à combattre les préjugés et à connaître la vérité", a affirmé l'ancien Premier ministre espagnol (2004-2011).

Les Etats-Unis, l'Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d'Amérique et des Caraïbes, qui dénonce la radicalisation du gouvernement de Caracas, rejettent ce scrutin qu'ils jugent ni démocratique, ni libre, ni transparent. 

"Il n'y a pas d'expert électoral au sein de l'UE ? (...) Bien sûr que si, mais ils sont partis du principe, en fait un grand préjugé, que le pire devait advenir en politique", a ajouté M. Zapatero.

De son côté, la Plateforme de l'unité démocratique (MUD), la principale coalition d'opposition qui a décidé de boycotter le scrutin, qualifie cette élection de "farce". 

Aux côtés de José Luis Rodriguez Zapatero, l'ancien président du Sénat français Jean-Pierre Bel et l'ex-commissaire européen Markos Kyprianou participeront également à cette mission.

A la tête d'un pays ruiné par la crise, le président Nicolas Maduro vise dimanche la réélection lors d'un scrutin sans rival de poids, boycotté par l'opposition et non reconnu par une grande partie de la communauté internationale.


©AFP

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction