L’homme fort de l’est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar, est rentré jeudi à Benghazi (est) après une hospitalisation d’au moins deux semaines à Paris, a constaté un journaliste de l’AFP.

Libya

Libye : le maréchal Haftar de retour après une hospitalisation en France

L’homme fort de l’est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar, est rentré jeudi à Benghazi (est) après une hospitalisation d’au moins deux semaines à Paris, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Haftar n‘était plus apparu en public depuis un certain temps et aucune photo récente de lui n’avait été publiée, nourrissant des rumeurs son état de santé qui avaient inondé les réseaux sociaux en Libye.

Des médias libyens et étrangers avaient même annoncé sa mort, malgré les démentis répétés de son porte-parole et de ses proches, ainsi que celui de l‘émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. La durée exacte et la raison de son hospitalisation n’ont pas été précisées.

À sa descente d’avion à l’aéroport de Benghazi, Khalifa Haftar, souriant et vêtu d’un costume de ville noir, est allé saluer ses généraux, au premier rang desquels le général Abdelrazek al-Nadhouri, qui a échappé à une tentative d’assassinat le 18 avril à Benghazi. 

Après une haie d’honneur et un tapis rouge, le maréchal Haftar s’est installé dans un vaste salon d’honneur de l’aéroport où officiers, parlementaires et dignitaires tribaux se sont succédés avec des discours de bienvenue.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye fait face à une crise politique sans précédent doublée d’une insécurité chronique.

Deux autorités s’y disputent le pouvoir : d’un côté le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli et, de l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Haftar. 

Chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) et bête noire des islamistes en Libye, M. Haftar est accusé par ses rivaux, notamment à Tripoli, de vouloir instaurer une nouvelle dictature militaire en Libye.

En 2017, après trois ans de combats meurtriers, l’ANL est venue à bout de groupes jihadistes qui s‘étaient emparés de Benghazi.

AFP

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction