La Cour pénale internationale (CPI) a promis de soumettre le problème de la Jordanie au Conseil de sécurité des Nations-Unies. La juridiction internationale accuse ce pays arabe d’avoir omis d’arrêter le président soudanais Omar el-Béchir lors de sa visite à Amman en mars.

La CPI excédée contre la Jordanie à cause de son refus d'arrêter el-Béchir

Sudan

La Cour pénale internationale (CPI) a promis de soumettre le problème de la Jordanie au Conseil de sécurité des Nations-Unies. La juridiction internationale accuse ce pays arabe d’avoir omis d’arrêter le président soudanais Omar el-Béchir lors de sa visite à Amman en mars.

El-Béchir s’est rendu en Jordanie pour la réunion annuelle des dirigeants arabes à l’invitation du roi Abdallah II de Jordanie. La Jordanie est signataire du Statut de Rome de la CPI et est donc obligée d’appliquer un mandat de la CPI comme celui émis contre Bashir en 2009. Le président soudanais est accusé de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour.

Mais depuis l’inculpation de 2009, el-Béchir fait fi du mandat d’arrêt international en se rendant dans des pays signataire du Statut de Rome, y compris l’Ouganda, le Rwanda et l’Egypte.

L’Afrique du Sud est le seul pays où Béchir a eu des ennuis lorsqu’un groupe de défenseurs des droits de l’homme a déposé une requête devant le tribunal pour dénoncer l’incapacité du pays à arrêter un "criminel de guerre" malgré les instructions de la CPI.

Il a finalement quitté le pays avant la fin du sommet de l’Union africaine auquel il assistait, sans tenir compte d’une ordonnance du tribunal qui l’aurait vu détenu et remis à la CPI.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction