Un "Processus historique" pour réinventer l’université

L’enseignement supérieur tunisien à l’heure de la réforme

Une réforme avec pas moins de six axes ou orientations : 1 : La révision de l’employabilité, 2 : L’amélioration de la qualité de la formation et le soutien de la formation des formateurs, 3 : La promotion de la recherche et l’innovation, 4 : La gouvernance et l’amélioration de la gestion des ressources, 5 : La révision de la carte des universités entre les régions 6 : L’amélioration la vie universitaire.

S’agit-il de la mère des réformes ? La Tunisie, qui a toujours investi dans la matière grise en consacrant près de 25% de son budget à l’éducation nationale et à l’enseignement supérieur, miserait sur une réforme qui entend "transformer l’université tunisienne, son mode de fonctionnement et son organisation pédagogique ».

C’est du reste le sens des " Assises nationales de la réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique" qui se sont tenues les 2 et 3décembre 2017 dans un hôtel de la coquette cité d’Hammamet, située à une soixantaine de kilomètres de Tunisie.

Etre au diapason des mutations de la Tunisie et du monde

Une réforme avec pas moins de six axes ou orientations : 1 : La révision de l’employabilité, 2 : L’amélioration de la qualité de la formation et le soutien de la formation des formateurs, 3 : La promotion de la recherche et l’innovation, 4 : La gouvernance et amélioration de la gestion des ressources, 5 : La révision de la carte des universités entre les régions 6 : L’amélioration la vie universitaire.

En fait une réforme qui ressemble bien à une remise en cause d’un vécu universitaire qui n’est pas au diapason des mutations de la Tunisie et  du monde.

Engagées sous le thème "Ensemble réinventons l’université tunisienne », les Assises nationales de la réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique  se veulent notamment une réponse au mauvais rendement d’un secteur que l’on estime en retard.

Un retard certain

En témoigne le classement de l’institution britannique The Times Higher Education (THE) qui dans son rapport 2018 sur les meilleures universités mondiales ne fait figurer que deux universités tunisiennes parmi les 1000 premières ; la Tunisie compte 195 établissements publics d’enseignement supérieurs et 44 privés et près de 340 000 étudiants.

Une réforme qui a commencé le lundi 4 décembre 2017 et qui devra être exécutée en dix ans. Se voulant un "Processus historique". Mais qui devra convaincre et étudiants et enseignants. Qui ne sont pas toujours d’accord sur l’évolution des choses.

La Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique relevant du principal syndicat tunisien, l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a choisi de boycotter les Assises. 

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie