La FIDH et ses organisations membres et partenaires en Tunisie, appellent les autorités tunisiennes à mettre un terme aux poursuites…

LE FIDH dénonce la répression des manifestations étudiantes

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La FIDH et ses organisations membres et partenaires en Tunisie, appellent les autorités tunisiennes à mettre un terme aux poursuites judiciaires à l’encontre de membres de l’UGET arrêtés le 9 avril 2016 lors d’une manifestation sur l’avenue Bourguiba. Les organisations s’inquiètent par ailleurs de la recrudescence de violences policières à l’encontre de manifestants pacifiques.

Le 9 avril 2016, une manifestation organisée sur l’avenue Habib Bourguiba, par l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) a été violemment réprimée par les forces de l’ordre qui ont utilisé les gaz lacrymogènes et ont violenté les manifestants dont un grand nombre a été blessé et certains ont été transférés à l’hôpital. Par ailleurs, 7 manifestants ont été arrêtes puis relâchés mais poursuivis et obligés de se présenter devant le juge le 11 avril. Leur procès a été reporté au 26 mai.

Les manifestants sont des diplômés chômeurs interdits de travailler dans le secteur public du temps de l’ancien régime en raison de leur engagement syndical et politique. Leur revendication porte sur leur droit au travail. Suite aux nombreuses manifestations et sit-in organisés par les diplômés chômeurs, le 18 janvier, le chef du gouvernement avait reconnu la légitimité de leurs revendications et s’était engagé à les intégrer dans le secteur public. C’est l’absence de suivi de ces déclarations qui a provoqué les manifestations violemment réprimées par les forces de l’ordre.

Des députés à l’Assemblée des représentants du peuple, ont été aussi victimes de violences policières physiques et verbales alors qu’ils intervenaient pour calmer les tensions entre forces de l’ordre et manifestants. Les organisations regrettent par ailleurs l’absence de réaction rapide et appropriée de la part des autorités tunisiennes face aux aspirations et revendications de justice sociale exprimées par un large spectre de la société et des jeunes tunisiens. Elles appellent les autorités tunisiennes à agir dans le strict respect de la Constitution et des engagements internationaux de la Tunisie.

(source : FIDH)

Rédaction
Journaliste