Les services de contrôles sanitaires auraient trouvé des têtes de chats dans un sac de plastique dans les alentours d’un restaurant. …

Un restaurant de Tunis cuisine-t-il de la viande de chat ?

Des dépassements sanitaires à la pelle

Les services de contrôles sanitaires auraient trouvé des têtes de chats dans un sac de plastique dans les alentours d’un restaurant.

Un restaurateur installé dans un quartier huppé de Tunis, El Manar, aurait-il servi à ses clients de la viande de chat ? L’information a circulé, le 13 septembre 2017, sur les réseaux sociaux en Tunisie.

Les services de contrôles sanitaires auraient trouvé des têtes de chats dans un sac de plastique dans les alentours du restaurant qui se servait de la viande de chat pour préparer ses plats et sandwichs "chawarma", viande disposée en tranche sur une broche et grillée verticalement.

Les services du ministère de l’intérieur, qui dit avoir contrôlé l’établissement, nie cette information qui a été rapporté par le quotidien arabophone "Achourouk". Mais le journal persiste et signe. En précisant que le propriétaire du restaurant, de nationalité étrangère, a fait "intervenir un ambassadeur" accrédité  à Tunis pour éviter le pire.

Quelle soit vraie ou fausse, l’information ne peut étonner un public Tunisien habitué aux dépassements sanitaires menaçants sa santé.

Il est de notoriété publique que nombre de commerces vendant des produits alimentaires trichent. De nombreuses chaînes de télévision tunisiennes diffusent des reportages dans ce sens.

Des pâtissiers qui remplacent les amandes par des cacahouètes

Il y a quelques mois, et à l’occasion de la fête de l’Aïd Esseghir qui vient directement après le mois du jeûne de Ramadan, les Tunisiens ont vu comment des pâtissiers, par exemple, remplacent les amandes par des cacahouètes. Ou encore des fèves, des pois chiches et même de la mie de pain.

Plus grave encore, des échos de la presse tunisienne nous apprennent de temps à autre que tel ou tel boucher vend de la viande d’ânes en lieu et place de la viande de bœuf. Pas plus tard que le 7 septembre 2017, la brigade centrale de contrôle sanitaire et économique a fermé un restaurant et un club de nuit situé au centre-ville de Tunis. Il cuisinait de la viande d’âne à l’insu de ses clients.A

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie et dans le reste du Maghreb