Samir El Ouafi, animateur d’une émission de débat politique très suivie vient de faire l’objet d’un mandat d’arrêt. A-t-il perçu…

Tunisie : blanchiment d’argent et escroquerie

Un animateur-vedette de la télévision tunisienne écroué

Samir El Ouafi, animateur d’une émission de débat politique très suivie vient de faire l’objet d’un mandat d’arrêt. A-t-il perçu quelque 850 000 dinars (environ 309 000 euros) de la part d'une citoyenne à laquelle, il a promis d’ "intervenir en sa faveur auprès de responsables afin qu’elle puisse obtenir un permis de vente de boissons alcoolisés" ?

Le ministère public près du Pôle judiciaire financier a décidé, le 21 juin 2017, d’émettre un mandat de dépôt contre l’animateur Samir El Ouafi. Motif : "blanchiment d’argent et escroquerie".

L’affaire occupe, depuis le 19 juin 2017, toute l’opinion publique. Tant l’animateur-vedette de sans doute la chaine de télévision la plus regardée en Tunisie (" Al Hiwar Al-Tounsi ", le Dialogue tunisien) est, depuis des années, un des centre d’intérêt tout autant de la classe politique que du citoyen lambda.

Une notoriété qu’il doit à une émission, diffusée tous les dimanches et à une heure de grande écoute : " Liman Ajroô Fakat " (Pour ceux qui osent seulement). Une émission de débat, politique pour l’essentiel, dans laquelle défilent des personnalités politiques de premier et où il ne cesse de traiter l’actualité avec un style incisif. Provoquant souvent le buzz médiatique : cris, empoignades et mêmes insultes.

Déjà une peine de trois mois de prison

Il ne s’agit pas du reste des premiers démêlés de Samir El Ouafi avec la justice. Il avait été condamné, en 2016, à une peine de trois mois de prison "après avoir promis à un homme d’affaires en fuite d’intercéder en sa faveur en échange d’une interview".

Largement annoncé et commenté dans les réseaux sociaux

Il y a un mois, le mariage de Samir El Ouafi a été largement annoncé et commenté dans les médias à commencer par les réseaux sociaux. Il a choqué plus d’un vu son faste.

En faisant courir tout le monde de la presse et de la politique. Avec une présence on ne peut plus remarqué de Rached Ghannouchi, le président du mouvement d’ « Ennahda », le parti islamiste, deuxième parti du pays et membre du Gouvernement d’Union Nationale (GUN), présidé par Youssef Chahed.

 

 

 

 

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie