Le nouveau Président de la Guinée-Bissau, le "général do Povo", Umaro Sissoco Embalo est bien présent en Ethiopie mais était absent à la 33ème session d'ouverture de l'Union africaine. Président ou pas président ? C'est tout le débat qui enflamme la communauté bissau-guinéenne qui exige des lendemains meilleurs pour son pays. 

Reçu avec les honneurs en Ethiopie mais absent du sommet

Guinée-Bissau : vers une normalisation institutionnelle et politique de la Guinée-Bissau

Le nouveau Président de la Guinée-Bissau, le "général do Povo", Umaro Sissoco Embalo est bien présent en Ethiopie mais était absent à la 33ème session d'ouverture de l'Union africaine. Président ou pas président ? C'est tout le débat qui enflamme la communauté bissau-guinéenne qui exige une validation définitive. La Cour suprême a jusqu'au 15 pour se prononcer. 

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cedeao) a accordé dimanche 9 février jusqu'au 15 février pour régler le contentieux électoral qui agite la Guinée-Bissau. Domingo Simoes Pereira, le candidat du PAIGC, parti historique au pouvoir a soumis cette semaine, un nouveau recours devant la Cour suprême de Guinée-Bissau demandant l'annulation des élections qui se sont tenues le 29 décembre dernier. La Commission électorale a réitéré la victoire du candidat de l'opposition, Umaro Sissoco Embalo. Les proches d'Alpha Condé dénoncent le silence du président Sénégalais, Macky Sall face aux divergences entre le Président Alpha Condé et Umaro Sissoco Embalo. D'autres diplomates affirment que le "général do povo" incarnera un genre nouveau de Chef d'Etat si la Cour suprême confirme enfin sa victoire aux élections.

Umaro Sissoco Embalo est un président jeune mais expérimenté. Dynamique, il a toujours su se hisser au plus haut rang de l'Etat : Ministre des Affaires africaines, de la coopération et du Moyen-Orient, Premier ministre et bientôt, si la Cour surprême le confirme, président de la République de la Guinée-Bissau. 

"Ce diplomate au parcours atypique n'a pas truqué les résultats des élections et il faut respecter la décision de la CENI" clament ses militants. 
  
La Cédéao, s'était réunie en sommet extraordinaire de chefs d'État et de gouvernement à Addis-Abeba, en marge du sommet de l'Union africaine pour débattre, précisément, de la situation politique en Guinée-Bissau. La réunion présidée par le chef d'État nigérien, Mahamadou Issoufou, président en exercice du bloc régional, a également compté sur la présence du Premier ministre bissau-guinéen, Aristides Gomes. 
  
« Vers une normalisation institutionnelle et politique de la Guinée-Bissau » 
  
Pour l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la Cédéao, « les chefs d’État ont longuement examiné cette question. Ils ont donc demandé à ce que la Cour Suprême examine cette question conformément aux dispositions constitutionnelles de la Guinée-Bissau et que cela soit fait dans un délai maximum, donc la date fixée c’est le 15 février 2020. On a donné un délai à la Cour Suprême pour vraiment vider cette question ». 
  
Le délai est donc de six jours « puisque les recours sont déjà au niveau de la Cour Suprême », explique Jean-Claude Kassi Brou. « Nous pensons qu’avec cette décision des chefs d’État, ça va nous permettre d’avancer, parce que l’objectif c’est d’arriver rapidement à la normalisation institutionnelle et politique de la Guinée-Bissau », rajoute-t-il

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction