Dorcas Makaya, 18 ans, l’une des victimes des marches du 31 décembre 2017 sera évacuée ce jeudi 11 janvier 2018 dans la soirée par un…

Grièvement blessée par balle le 31 décembre

Dorcas Makaya évacuée en Afrique du Sud pour des soins

Grièvement blessée par balle le 31 décembre

Dorcas Makaya, 18 ans, l’une des victimes des marches du 31 décembre 2017 sera évacuée ce jeudi 11 janvier 2018 dans la soirée par un avion médicalisé pour des soins appropriés en Afrique du Sud. Elle a été grièvement blessée par balle lors des marches du 31 décembre 2017 à Kinshasa alors qu’elle allait  acheter du pain, selon ses propres dires. Une balle a transpercé son oreille gauche et ressortie par la bouche, lui arrachant au passage la langue ainsi que les dents. Une image atroce la montrant inconsciente, couchée par terre…avec une bouche ensanglantée a fait le tour du web et suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Donnée pour morte par certaines personnes, c’est finalement un S.O.S de sa famille qui a renseigné qu’elle n’était pas décédée, qu’elle était en réanimation dans un hôpital de la place et qu’elle avait fortement besoin d’aide afin de bénéficier des meilleurs soins. Le lundi 08 janvier 2018, elle a été finalement visitée aux Cliniques universitaires de Kinshasa où elle était admise en réanimation par la ministre des Droits humains, Marie Ange Mushobekwa Likulia, qui en a fait rapport au Gouvernement afin d’un transfèrement urgent vers l’Afrique du Sud pour des meilleurs soins dans une clinique spécialisée en chirurgie maxillo-faciale de Johannesburg.

Chose faite, Dorcas Makaya sera évacuée à Johannesburg en début de soirée de ce jeudi 11 janvier 2018 via un avion médicalisé, accompagnée d’un médecin traitant et d’un de ses parents. Dans l’entretemps, la ministre aux Droits humains qui a essuyé des critiques acerbes lui reprochant le fait qu’elle aurait exigé à la patiente d’écrire «un mot de remerciement» au Premier Ministre pour son transfèrement à l’étranger et qui s’en est largement défendu, assure qu’une enquête est en cours pour déterminer les circonstances dans lesquelles cet incident s’est produit. Par la même occasion, Marie Ange Mushobekwa qui s’est exprimée via son compte Facebook promet des sanctions à l’encontre du policier qui serait reconnu auteur de ces faits.

 

Henry Mbuyi
Journaliste correspondant en RDC