Le voyagiste britannique, en grande difficulté, doit trouver des financements supplémentaires ce week-end pour éviter le dépôt de bilan.

Thomas Cook : quelque 600 000 touristes à rapatrier

Tourisme : le voyagiste britannique Thomas Cook au bord de la faillite

Le voyagiste britannique, en grande difficulté, doit trouver des financements supplémentaires ce week-end pour éviter le dépôt de bilan. 

« Tout commence en 1841, Thomas Cook invente le voyage organisé », rappelle l'agence de voyage sur Twitter. L'aventure va-t-elle s'arrêter là ? La journée s’annonce en tout cas cruciale pour le pionnier des tours-opérateurs. Fragilisé par la concurrence dans le secteur et le flou que fait planer le Brexit sur l’économie britannique, l'entreprise est au bord de la faillite.

Ce dimanche matin, actionnaires et créanciers ont rendez-vous pour tenter d'éviter la catastrophe. Objectif : trouver 200 millions de livres supplémentaires (227 millions d’euros). Le groupe a lancé un vaste plan de restructuration, cédant le contrôle de son activité de tour-opérateur et une partie de sa compagnie aérienne au chinois Fosun, mais les 900 000 millions de livres promis ne suffisent pas. Dans l’après-midi, un conseil d’administration doit sceller le sort du spécialiste du voyage clé en main.

Quelque 600 000 touristes à rapatrier

Et l’enjeu est de taille : si l’entreprise ne réunit pas les financements nécessaires, il lui faudra rapatrier immédiatement ses quelque 600 000 touristes éparpillés dans le monde. Pour un coût évalué à plusieurs milliards de livres, dont une partie à la charge des autorités britanniques.

Selon l’Agence France-Presse, qui cite une source proche du dossier, le voyagiste espère que le gouvernement va injecter les fonds manquants. Le syndicat TSSA, qui représente les salariés, a écrit samedi à la ministre des Entreprises et de l'Industrie, Andrea Leadsom, pour lui réclamer une « réunion urgente ».

« La société doit être sauvée quoi qu'il en soit. Aucun gouvernement britannique sérieux n'entérinerait la perte de tant d'emplois », a écrit dans sa lettre Manuel Cortes, le secrétaire général de TSSA selon un communiqué. Environ 22 000 personnes, dont 9 000 au Royaume-Uni, travaillent pour le pionnier des tours-opérateurs.

(avec AFP)

Rédaction
Journaliste