Le Soudan a libéré ce jeudi le puissant chef de milice Moussa Hilal, sanctionné par l'ONU pour des atrocités au Darfour. Cette libération…

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Soudan : libération de Moussa Hilal, chef de la milice Janjawid

Le Soudan a libéré ce jeudi le puissant chef de milice Moussa Hilal, sanctionné par l'ONU pour des atrocités au Darfour. Cette libération intervient alors que le gouvernement de transition cherche à pacifier la région à la suite d'un accord de paix en octobre avec des groupes rebelles visant à mettre fin à des décennies de conflit.

Détenu depuis 2017, Moussa Hilal était, au début du conlfit en 2003, à la tête des puissante milices Janjawids qui combattaient les rebelles au côté des forces d’Omar El Béchir. En 2014, le chef milicien s'est brouillé avec le gouvernement d'Omar el-Béchir après l'avoir accusé de chercher à saper les relations entre les tribus du Darfour-Nord, dont il est originaire. Il avait été arrêté en 2017 après des affrontements meurtriers dans cette province entre les Janjawids et les Forces de soutien rapides (RSF), un groupe paramilitaire.

Moussa Hilal figure depuis 2006 sur la liste des personnes visées par des sanctions de l'ONU en raison d'allégations de violations des droits humains et d'autres atrocités de masse contre des civils au Darfour. "J'espère que ce bonheur aidera à la stabilité du Soudan et apportera la paix et le pardon à notre patrie bien-aimée. Dieu récompense celui qui pardonne. Mon message au peuple est de laisser derrière lui les querelles et les petits problèmes et de considérer leur pays comme leur patrie", a-t-il déclaré lors de sa libération.

Le conflit dans cette région avait éclaté en 2003 entre des forces du régime d'el-Béchir, destitué en avril 2019 sous la pression de la rue, et des membres de minorités ethniques s'estimant marginalisées. Les violences avaient fait quelque 300 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l'ONU.

Ces derniers mois, de nouveaux affrontements tribaux y ont fait plus de 250 morts. Ces violences ont coïncidé avec la fin d'une longue mission de maintien de la paix conjointe de l'ONU et de l'Union africaine dans la région fin décembre.Depuis la destitution d'Omar el-Béchir, le Soudan est dirigé par un gouvernement de transition qui cherche à tourner la page des conflits internes.L'ancien président Omar el-Béchir est lui-même accusé par la Cour pénale internationale (CPI) de génocide et de crimes de guerre au Darfour.

Rédaction
Journaliste