Le projet de loi des finances pour l'exercice du budget 2020, a été déclaré recevable, ce  mercredi 20 novembre 2019 par la majorité des députés nationaux. Ainsi, le texte est soumis à l’examen approfondi à la commission économique et financière et contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée nationale.

Congo - Kinshasa

RDC : Evalué à 10 milliards Usd le projet de loi des finances 2020 déclaré recevable à l'Assemblée nationale

Le projet de loi des finances pour l'exercice du budget 2020, a été déclaré recevable, ce  mercredi 20 novembre 2019 par la majorité des députés nationaux. Ainsi, le texte est soumis à l’examen approfondi à la commission économique et financière et
contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée nationale.

Lors de la plénière consacrée à la présentation du projet de budget 2020 tenue le lundi 18 novembre dernier, le bureau de l'Assemblée nationale sous houlette de sa présidente, Jeannine Mabunda, avait accordé 48 heures au Premier ministre Sylvestre Ilunga. Ce dernier devrait revenir pour répondre aux questions exprimées par les députés de la chambre basse, sur la loi de finances 2020.

Ainsi, c'est le mercredi 20 novembre que le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a répondu aux différentes préoccupations soulevées  lundi dernier par les députés nationaux dans le cadre du débat général sur le projet de loi des finances  de  2020 fixé à 10 milliards de dollars américains dont le budget s’établit, en équilibre, à Francs congolais 16.895,8 milliards.

Dans son allocution introductive, le chef du gouvernement congolais a procédé à par l'énumération des matières exprimées par ces députés ayant constituées leurs Inquiétudes sur ledit  projet de loi des finances. "Au cours de la plénière du lundi 18 novembre 2019, j’ai noté quarante et une interventions des Honorables Députés que nous pouvons regrouper notamment autour des principales préoccupations ci-après : les éléments de référence du budget de l’État ; le réalisme et l’équité du budget tant en recettes qu’en dépenses ; les problèmes sécuritaires principalement liés aux groupes armés nationaux et étrangers ; la problématique de la gratuité de l’enseignement de base ; la couverture santé universelle; le problème de rémunération spécialement des hommes en uniforme, des fonctionnaires, des enseignants ; la budgétisation des élections ; le parachèvement de la décentralisation et la mise en œuvre de la caisse nationale de péréquation ; les infrastructures et la connectivité des provinces ; la desserte en eau et électricité ; la gestion des catastrophes humanitaires ; et la problématique du fonctionnement de l’appareil judiciaire", a-t-il précisé.

S’agissant des éléments de référence du budget de l’État, qui ont fait l’objet des questions des députés, le Premier ministre souligne en rouge que le cadrage macroéconomique se fonde sur le comportement de l’économie à moyen terme tel que présenté par le Ministère du Plan. 

"Ce comportement est perçu en termes d’évolution du taux de croissance, du taux d’inflation, du taux de change et du produit intérieur brut", a dit Sylvestre Ilunga.


Répondant à la question du député Henri-Thomas Lokondo, portée sur la conciliation de la pression fiscale de 13,3 % avec le pouvoir d’achat de la population, le Premier ministre dévoile que "cette pression se situe en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne estimée à 15 %. Le Gouvernement a pris des mesures pour la faire passer de près de 9 % à 13 %, sans influer négativement sur le pouvoir d’achat de la population, en préconisant notamment la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales".

Ce n'est qu'après l'étape interactive entre le Premier ministre et les députés, que la majorité de ces derniers ont voté à main levée pour la recevabilité de ce projet de loi. Par conséquent, il sera transféré à la commission économique et financière et contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale. Cette commission n'a que 10 jours pour l'examen minutieux avant l'adoption.

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC