Le procès de Teodorin Obiang intenté par la France pour des dits "biens mal acquis" et qui a des ramifications en Suisse a connu un nouveau tournant début janvier. Claudio Mascotto, procureur jusque-là en charge de l’affaire du côté suisse, en a été dessaisi par la justice du pays.

Procès Obiang : la Guinée équatoriale obtient la récusation d'un procureur suisse

Guinée équatoriale

Le procès de Teodorin Obiang intenté par la France pour des dits "biens mal acquis" et qui a des ramifications en Suisse a connu un nouveau tournant début janvier. Claudio Mascotto, procureur jusque-là en charge de l’affaire du côté suisse, en a été dessaisi par la justice du pays.

La Guinée équatoriale marque un point dans le procès qui oppose son vice-président Teodorin Obiang à la Suisse. Le pays qui a demandé la récusation du procureur Claudio Mascotto a finalement obtenu gain de cause. Le 10 janvier, le tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire de Suisse, a pris un arrêt dans lequel il ordonne la récusation du représentant du ministère public. Ce dernier paierait son manque d’impartialité. Il "tient déjà la culpabilité du prévenu pour acquise", note l’institution.

Claudio Mascotto est en total désaccord avec la Guinée équatoriale sur l’acquisition et l’utilisation de deux yachts dont la valeur est estimée à plus de 200 millions de dollars. Le procureur estime que ces engins ne sont utilisés qu‘à titre de plaisance par Teodorin Obiang, vice-président de la République et fils du chef de l’Etat Teodoro Obiang. Une version contredite par la Guinée équatoriale qui rétorque que ces bateaux servent de navires de guerre.

Rédaction
Journaliste