Lors de la troisième audience tenue ce mercredi 3 juin, le tribunal de grande instance Gombe, siégeant en chambre foraine à la prison…

Congo - Kinshasa

Procès Kamerhe : audition de 3 témoins

Lors de la troisième audience tenue ce mercredi 3 juin, le tribunal de grande instance Gombe, siégeant en chambre foraine à la prison centrale de Makala a auditionné trois témoins. Il s'agit de l'ancien ministre du développement rural, Justin Bitakwira, du secrétaire général du ministère de l'enseignement rural et du directeur général ad intérim de la Direction des marchés publics.  

La troisième audience du procès Vital Kamerhe et consorts, s'est tenue ce mercredi 3 juin. Ladite audience a été présidée par le nouveau juge président, ce dernier a remplacé le juge Raphaël Yanyi décédé dans la nuit du 27 mai dernier. 

En premier lieu, madame la greffière a fait une longue lecture sur des procès verbaux des interrogatoires et les réponses des prévenus actés depuis la première et la deuxième audience. 

Ce n'est qu'après cette étape, le tribunal a continué avec les interrogatoires des accusés. D'abord c'est le prévenu Muhima Ndole. Ce fonctionnaire à la présidence de la république est accusé en complicité avec Vital Kamerhe d'avoir détourné 1 154 800$ pour le dédouanement des contenaires des maisons préfabriquées, nonobstant les exonérations de la douane par l'état congolais. 

Suivi de Vital Kamerhe et le commerçant libanais Samy Jammal, tous deux accusés de détourner de fonds publics destinés à la construction des maisons préfabriquées destinées aux militaires. 

Ainsi, le tribunal a fait appel aux témoins. Le premier c'est l'ancien ministre du développement rural, Justin Bitakwira, qui après avoir juré devant le tribunal de ne dire que la verite, il a cependant répondu aux questions du tribunal, des avocats de la république et des parties aux procès. Notamment celle de la défense. 

D'entrée de jeu, le ministre honoraire a fait savoir à l'intention du tribunal que le Directeur de cabinet du président, avait déchargé son ministère l'exécution dudit projet de la construction des maisons préfabriquées. Puis, il avoue de n'avoir jamais participé aux réunions tenues à la présidence de la république sous houlette de Vital Kamerhe sur l'exécution du projet. Donc, l'ancien ministre se dit d'être écarté.

Le deuxième témoin à comparaître, c'est le secrétaire général du ministère du développement rural. Celui-ci intervient pour avoir "pris" part aux réunions de la présidence, alors qu'il n'aurait pas reçu au préalable mandant du ministre de son secteur. 

Cependant, ce haut fonctionnaire a démenti d'avoir pris part aux réunions à la présidence dans le cadre des travaux de 100 jours, précisément concernant la construction des maisons. Par contre, il reconnaît d'avoir participé juste dans le cadre de fournir l'eau potable dans les milieux ruraux. 

Quant au troisième témoin, il s'agit du Directeur général ad intérim de la Direction des marchés publics, ce dernier est intervenu pour éclaircir le tribunal sur le projet de l'avenant au contrat signé entre la République et la société Ousmane, transmis à sa direction. 

Dans ses dires, le DG a.i a reconnu le projet de l'avenant transmis à son institution par le sieur Justin Bitakwira. Certes, il n'avait pas validé. 

Concernant l'avenant au contrat signé entre l'état et la société "Ousmane", il reconnaît d'avoir reçu une correspondance du Directeur de cabinet de Félix Tshisekedi attribuant de gré à gré le marché à cette entreprise de Jammal. Et la Direction des marchés publics avait exigé à la présidence de soumettre le projet dudit contrat. Malheureusement, cela n'a jamais été déposé. 

 

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC