Ce mardi,  Alassane Ouattara a officiellement été reconduit pour un troisième mandat à la présidence de la Côte d'Ivoire. Une victoire…

Côte d'Ivoire

Présidentielles ivoiriennes : l'opposition réfute la victoire d'Alassane Ouattara

Ce mardi,  Alassane Ouattara a officiellement été reconduit pour un troisième mandat à la présidence de la Côte d'Ivoire. Une victoire contestée par ses opposants qui annoncent la création d'un Conseil national de transition et en appellent à la désobéissance civile.

Dans la nuit de lundi à mardi, d'après les résultats proclamés par la commission électorale indépendante, à l'issue d'un scrutin qui a rassemblé 54% des inscrits, Alassane Ouattara a officiellement été donné vainqueur des élections présidentielles ivoiriennes avec un score écrasant de 94,27%. 

Une victoire qui interroge. Notamment ses principaux adversaires, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, dont les voix récoltées culminent respectivement à moins de 2%. Ces derniers avaient appelé au boycott de cette élection restée, à leurs yeux, anticonstitutionnelle. L'ancien premier ministre ne semble toutefois pas vouloir en rester là.

L'opposition annonce la création d'un Conseil national de transition

"Compte tenu des conséquences de la vacance du pouvoir exécutif avec la fin du mandat présidentiel d'Alassane Ouattara et de la non tenue d'une élection crédible et considérant que le maintien d'Alassane Ouattara en qualité de chef de l'état est susceptible de conduire à une guerre civile, les partis et groupements politiques d'opposition annoncent aujourd'hui la création du Conseil national de transition. Il sera présidé par M. Henri Konan Bedie. L'opposition affirme également que le mot d'ordre de désobéissance civile est maintenu et demande au peuple ivoirien de rester mobilisé jusqu'à la victoire finale." Pascal Affi N’Guessan, leader du Front Populaire Ivoirien.

Au moins deux morts dans des scènes de violence

Dans plusieurs villes du pays, dont la capitale Abidjan, la tension est plus que palpable. 

Des scènes de violence auraient déjà provoqué la mort d'au moins deux personnes dans le centre du pays. Celles-ci s'inscrivent dans le sillage des tueries de manifestants qui, en août dernier, avait éclaté lorsque le président sortant avait annoncé sa participation à la course à la présidentielle. 

Sandra Wolmer
Journaliste spécialisée Affaires juridiques et Politiques