Les Comores dans l’attente des résultats définitifs de la présidentielle du 24 mars. C’est la Cour Suprême qui doit les proclamer. Après un scrutin contesté, le président Azali avait été déclaré vainqueur avec 60% des voix par la Commission électorale. Un pourcentage que les candidats d’opposition, sous la bannière du Conseil national de transition (CNT) contestent toujours. Son président, Mohamed Soilihi, alias Campagnard, est toujours en détention. L’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP), de son côté, hausse le ton.

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Présidentielle aux Comores : le gouvernement hausse le ton

Les Comores dans l’attente des résultats définitifs de la présidentielle du 24 mars. C’est la Cour Suprême qui doit les proclamer. Après un scrutin contesté, le président Azali avait été déclaré vainqueur avec 60% des voix par la Commission électorale. Un pourcentage que les candidats d’opposition, sous la bannière du Conseil national de transition (CNT) contestent toujours. Son président, Mohamed Soilihi, alias Campagnard, est toujours en détention. L’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP), de son côté, hausse le ton.

La majorité cherche à faire monter la pression autour du CNT. Le directeur de campagne du président Azali a lancé, ce samedi 30 mars, de graves accusations contre l’organisation d’opposition.

Selon Houmed Msaidie, le mouvement serait coupable de complot afin de renverser le pouvoir, notamment pour avoir synchronisé, jeudi, l'évasion du commandant Faissoal Abdou Salam, l’attaque du camp militaire de Kandani ainsi que l’intrusion d’individus à l’ambassade des Comores, en France.

Houmed Msaidie a dénoncé des actions "pensées et réfléchies" mais aussi une "aventure délirante". Selon lui, "un groupe d’individus remet en cause la démocratie". 

La majorité demande, par conséquent, aux autorités de mettre fin au CNT, qualifiant le mouvement d’ "organisation criminelle". Elle se dit toutefois ouverte au dialogue mais seulement avec ceux qui reconnaîtront l’ordre républicain et le résultat de l’élection.

Le CNT a répondu par la voix de Mougni Baraka Said Soilihi. L’ancien gouverneur affirme que l’organisation n’a jamais tenté d’action militaire, ni planifié les violences de jeudi. "Que le pouvoir fournisse des preuves car les accusations, tout le monde peut en faire", a t-il ajouté.

Mougni Baraka Said Soilihi a par ailleurs annoncé de nouvelles actions, dans tous les chefs-lieux du pays, à partir de demain dimanche, des actions surtout "religieuses" dans un premier temps, sans en dire plus, avant de conclure qu’il s’attendait à  "être arrêté" à tout moment.

Rédaction
Journaliste