C’est ce jeudi 20 septembre que le député et musicien ougandais Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine devrait au pays en provenance des États-Unis. Mais, l’atmosphère est loin d‘être des plus reluisantes.

Ouganda

Ouganda : le retour de Bobi Wine pourrait être explosif

C’est ce jeudi 20 septembre que le député et musicien ougandais Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine devrait au pays en provenance des États-Unis. Mais, l’atmosphère est loin d‘être des plus reluisantes.

Bobi Wine s‘était rendu en fin août aux États-Unis pour se faire soigner en raison des tortures qu’il a toujours dit avoir subies de la part de la police ougandaise.

Mais, qu’adviendra-t-il lorsque Bobi Wine descendra de l’avion ? Difficile de faire une prédiction exacte. Toutefois, les autorités disent avoir pris des "précautions" pour éviter des débordements à l’image de l’interdiction de rassemblement.

"Il faut rappeler au public que les rassemblements et les marches sont régis par les dispositions de la loi de 2013 sur la gestion de l’ordre public. Apparemment, les proches de Wine n’ont pris aucune mesure conformément à la loi. Par conséquent, ces rassemblements seront déclarés illégaux en ce qu’ils perturberaient les activités commerciales y compris la circulation de personnes", a prévenu la police hier lors d’une conférence de presse.

Comme un défi pour Museveni

Et les choses semblent s‘être accélérées depuis ce matin. Des médias locaux parlent déjà de l’arrestation du frère du législateur par la police à l’aéroport. D’autres sources font état de la mise aux arrêts de certains journalistes ayant tenté de couvrir l’arrivée de Bobi Wine. Ce qui pourrait envenimer une situation politique déjà tendue. Et partant valoir au président Museveni des critiques en matière de violation des droits de l’homme. 

Bobi Wine est poursuivi pour "trahison" dans son pays. Une inculpation intervenue suite au caillassage du véhicule du président Museveni lors d’accrochages en mi-août dernier entre partisans de la star et fanatiques du pouvoir pendant la campagne pour une législative partielle à Arua au nord du pays.

Une inculpation dénoncée non seulement par l’opposition ougandaise, mais aussi à l‘étranger. En août dernier, des sommités planétaires du showbiz avaient lancé une pétition exigeant la libération du chanteur. Ce qui fut fait par la suite. 

 

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction