La chaîne de télévision du vice-président Teodorin Nguema Obiang reproche à l’ambassadeur d’Espagne à Malabo de s’être affiché aux côtés de l’opposant Andres Esono Ondo et de chercher à "déstabiliser" la Guinée équatoriale.

Guinée équatoriale

Malabo accuse l'Espagne de vouloir déstabiliser la Guinée équatoriale

La chaîne de télévision du vice-président Teodorin Nguema Obiang reproche à l’ambassadeur d’Espagne à Malabo de s’être affiché aux côtés de l’opposant Andres Esono Ondo et de chercher à "déstabiliser" la Guinée équatoriale.

La scène se passe jeudi à l’aéroport de Malabo. Andres Esono Ondo, le secrétaire général de la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), rentre chez lui après treize jours de détention au Tchad. À l’aéroport, l'opposant est accueilli par des proches et par l’ambassadeur d’Espagne en Guinée équatoriale, Guillermo López Mac-Lellan.

Des photos circulent sur les réseaux sociaux. L’une d’elles attire l’attention de la Télévision Asonga, laquelle appartient au vice-président Teodorin Nguema Obiang Mangue. Cette image, assure un présentateur qui fait la lecture d'un communiqué, montre bien que l’Espagne est "comme toujours" à l’origine des tentatives de déstabilisation de la Guinée équatoriale. Pour le télévision Asonga, l’ambassadeur s’ingère "sans aucun scrupule" dans les affaires intérieures de la Guinée équatoriale.

Madrid dément. En réponse à nos cronfrères de RFI, le ministère espagnol des Affaires étrangères rappelle que la CPDS est un parti légalement reconnu et assure que le comportement du diplomate n’a donc rien d’"illégal". Le ministère souligne par ailleurs qu’aucune accusation ne pèse contre Andres Esono Ondo et soutient que Malabo n'a pas apporté la preuve de sa participation à une quelconque tentative de coup d'État. Pour Madrid, rien n'indique qu'un putsch était vraiment en préparation.

Après l’arrestation de l’opposant au Tchad, Malabo l'avait en effet accusé d'avoir eu pour "unique objectif l'acquisition d'armes et de munitions ainsi que le recrutement de terroristes pour commettre un coup d'État en Guinée équatoriale avec un financement étranger".

Rédaction
Journaliste