En cette année électorale, l‘économie malgache en difficulté sera un sujet majeur pour les électeurs. Le gouvernement du président Hery Rajaonarimampianina, candidat à sa propre succession, assure que la reprise de l‘économie est enclenchée avec un taux de croissance de 4,2 % prévu pour 2018.

Madagascar : l'économie, enjeu majeur en année électorale

Madagascar

En cette année électorale, l‘économie malgache en difficulté sera un sujet majeur pour les électeurs. Le gouvernement du président Hery Rajaonarimampianina, candidat à sa propre succession, assure que la reprise de l‘économie est enclenchée avec un taux de croissance de 4,2 % prévu pour 2018.

Une bonne santé que ne perçoivent pas une grande partie des habitants de la capitale Antananarivo alors que le taux d’inflation culmine toujours à 7,8 %.

"Il y a des choses que nous ne pouvons pas nous permettre de faire, regrette Justine Razafindramanitra, une commerçante. Nous devons de plus en plus nous serrer la ceinture. Par exemple, nous avions l’habitude de manger de la viande, au moins une fois par semaine. Mais maintenant, ce n’est qu’une fois toutes les deux semaines. Nous devons ajuster notre niveau de vie et nous priver de beaucoup de choses".

Madagascar a souffert de la suspension de la coopération avec le FMI et d’autres bailleurs de fonds en 2009. Et la restauration de ces liens après l‘élection pacifique de 2013 n’a pas permis la reprise des investissements dans des domaines aussi fondamentaux que les infrastructures ou la santé.

Une situation que Coralie Gevers, la représentante-résidente de la Banque mondiale sur place regrette.

"Madagascar doit faire ses preuves, non seulement pour la communauté internationale, mais avant tout, elle doit se prouver à elle-même qu’elle peut tenir des élections, des élections stables, des élections pacifiques fin 2018. Des élections qui lui permettront de poursuivre les réformes, les réformes économiques en investissant non seulement dans les infrastructures, mais aussi dans le développement humain. Et si nous voyons cela, nous avons tous les espoirs que Madagascar sera capable de réduire sa pauvreté"

L‘économie de Madagascar dépend essentiellement de l’agriculture et accessoirement du tourisme. Deux secteurs qui ont grandement été sinistrés à la suite de l’Ouragan Enawo et d’une pluviométrie insuffisante.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction