Lorsque les Tunisiens "ont besoin de fête"

Victoire décisive du onze tunisien face à la Guinée

Les joueurs tunisiens ont été accueillis avec des fleurs, dimanche 8 octobre 2017, à l’aéroport Tunis Carthage. Où nombre de supporters ont laissé éclater leur joie.

Cris de joie, coups de klaxons et même chants et danses : la Tunisie a célébré, le samedi 7 octobre 2017, la victoire de son équipe nationale, et à Conakry même,  sur une équipe de Guinée qui s’est battue de bout en bout contrairement à ce que le résultat peut le faire croire.

Menée par un Youssef Msakni (à gauche sur notre photographie avec la ministre de la jeunesse et des sports, Majdouline Charni), qui évolue au Qatar, au mieux de sa forme (3 buts à lui tout seul), le onze tunisien a satisfait un public qui croit dur comme fer que la Tunisie, absente de la phase finale de la Coupe du monde de football depuis 2006, peut rééditer la performance de la Tunisie au Mexique en 1987.

L’équipe tunisienne a battu le Mexique par 3 à 1 et a tenu tête à une Allemagne au complet. La Tunisie a perdu 1 à 0 face à la Pologne.

Zéro défaite

Les joueurs tunisiens ont été accueillis, à leur retour de Guinée,  avec des fleurs, dimanche 8 octobre 2017, à l’aéroport Tunis Carthage. Où nombre de supporters ont laissé éclater leur joie.

Rien de plus normal, tout public réagit ainsi chaque fois que son équipe réussit des performances : premier du Groupe A avec zéro défaite pour toutes ses rencontres rentrant dans le cadre des éliminatoires à la phase finale de la Coupe du monde Russie 2018.

" Mais pour les Tunisiens, la victoire du onze national a un tout autre attrait ", assure Ridha H., enseignant universitaire, qui a suivi, comme bien d’autres tunisiens, la rencontre de Conakry, dans un café : les droits de retransmission sont la propriété de la chaîne qatarie, Bein sports.

" Avec la crise économique que nous vivons depuis des années, poursuit-il, l’état dans laquelle se trouve la vie politique, les crimes qui ponctuent notre quotidien et le terrorisme qui frappe le pays, le peuple a besoin de fête ".

  

   

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie