Selon Macky Sall, le Sénégal vient d’atteindre le million de tonnes de riz. Un chiffre qui sonne presque le glas de la très onéreuse dépendance et donc le début de l’autosuffisance en riz. Mais, un exploit que le président de la République veut irréversible.

Le Sénégal atteint une production de plus d'un million de tonnes de riz

Sénégal

Selon Macky Sall, le Sénégal vient d’atteindre le million de tonnes de riz. Un chiffre qui sonne presque le glas de la très onéreuse dépendance et donc le début de l’autosuffisance en riz. Mais, un exploit que le président de la République veut irréversible.

Costume bleu marine haut de gamme. Lunettes de soleil protégeant élégamment ses yeux…. C’est un Macky Sall sur son trente-et-un qui a visité hier un site abritant du matériel rizicole. Un matériel qui vient de produire 1 015 000 tonnes de riz.

Et pourtant, il y a quatre ans, le Sénégal ne produisait qu‘à peine 405 000 tonnes de riz soit moins de la moitié de la production actuelle. Le bond en avant réalisé aujourd’hui est loin d‘être hasardeux. C’est le principal objectif que s‘était fixé en 2014 le Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR). Programme lancé pour parvenir à l’autosuffisance en riz. Et partant mettre fin aux sommes colossales (179 milliards de francs CFA ou 276 millions d’euros en 2009) injectées par l‘État dans l’importation du riz.

C’est ainsi que pour mettre le PNAR à exécution, le Sénégal a alloué une importante enveloppe de 74 milliards de francs CFA soit près de 114 millions d’euros. Un appui "consenti par l‘État sur fonds propres", selon les propos de Waly Diouf, coordonnateur du PNAR.

Mais, Macky Sall n’entend pas dormir sur ses lauriers moins encore se regarder au miroir. Le défi de l’autosuffisance en riz reste à relever. "J’invite à nouveau l’ensemble des acteurs de la filière à relever, avec nous, le défi majeur de l’autosuffisance afin que notre pays soit définitivement libéré de la tyrannie de l’importation du riz", a écrit le président sénégalais sur sa page Twitter.

Une politique qui fait penser à la "Révolution verte" de Thomas Sankara. Lui qui, selon Jean Ziegler, expert de la FAO, avait pu vaincre la famine dans un Burkina Faso vulnérable à la sécheresse en raison de sa situation à la lisière du Sahel.

D’une production de 405 000 T de riz en 2014, nous sommes actuellement à 1 015 000 T : l’autosuffisance en riz est à notre portée. Cette percée remarquable du riz a conduit à rebaptiser le bassin arachidier en "bassin agricole", preuve de la diversification de notre agriculture. pic.twitter.com/UgM9mXr1Lz

— Macky SALL (@Macky_Sall) 24 avril 2018
 
Rédaction
Journaliste