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Zambie

La Zambie à la croisée des chemins

11 millions d’euros, c’est l’enveloppe accordee, en juin 2013, par l’Union européenne (UE), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ainsi que le gouvernement zambien à 315 000 petits exploitants du pays. Un plan sur quatre ans visant a favoriser la diffusion de pratiques de conservation avec l’objectif d’accroître la production et la productivité.

Sols dégradés, moyens de production onéreux, marchés limités, les petits agriculteurs zambiens sont confrontés à bien des problématiques qui nuisent considérablement à leur production. C’est pour sortir de certaines pratiques lacunaires qu’un programme ambitieux a été initié par le gouvernement zambien afin d’encourager une agriculture de conservation. Les avantages ? Durabilité et rentabilité. 

Plus qu’une alternative, une nécessité absolue à en croire George Okech : "Cette approche est privilégiée pour encourager le développement agricole auprès de 40 % de la population rurale du pays qui dépend de l’agriculture pour survivre." Et le représentant de la FAO en Zambie de préciser : "L’agriculture de conservation optimise le travail, fait un usage efficient des intrants, accroît les rendements et reste écologique. Elle renforce aussi la résilience à la sécheresse et prévient l’érosion des sols."

Ce programme vient prolonger les avancées déjà constatées entre 2009 et 2012. La FAO avait favorisé une initiative de soutien aux intrants des agriculteurs, financée à hauteur de 16,9 millions d’euros par l’UE.

Avec quelques résultats que l’on peu qualifier d’encourageants. La superficie des terres cultivées ont ainsi triplé avec un effet immédiat, bien compréhensible, sur les chiffres de la production : celle-ci a plus que doublé ! Plus concrètement encore, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture estime que "le pourcentage des familles capables de produire plus que ne l’exigent leurs besoins a progressé".

Un satisfecit partagé par l’Union européenne via Andris Piebalgs : "La Zambie a fait des progrès considérables en matière de développement, notamment agricole." Pour autant, le Commissaire en charge du développement à la Commission européenne tempère : "Malgré une croissance économique remarquable, le pays reste l’un des plus inégalitaires au monde. J’espère que ce nouveau programme aidera à veiller à ce que dorénavant les bénéfices de la croissance profitent à l’ensemble de la population, et non à quelques-uns seulement."

L'agriculture de conservation, c'est quoi ?

L’agriculture de conservation est une façon de gérer les écosystèmes agricoles de façon à doper la productivité tout en préservant l’environnement. Elle repose sur trois principes interconnectés : perturber le sol le moins possible, maintenir un couvert végétal en permanence et favoriser la rotation des cultures.

Le labourage est réduit à un absolu minimum. Les produits agrochimiques et les éléments fertilisants sont appliqués dans des quantités qui ne perturbent pas les processus biologiques, d’où une meilleure qualité de sol et des cultures plus saines.

Si elle est complétée par l’adoption d’autres bonnes pratiques : recours à des semences de qualité, gestion intégrée de la lutte contre les ravageurs et les mauvaises herbes, l’utilisation des éléments nutritifs et de l’eau, ainsi que par des approches de mécanisation durables, l’agriculture de conservation peut servir de base à une intensification de la production agricole qui soit à la fois durable et axée sur les besoins du marché.

(source : FAO)

Rédaction
Journaliste