La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel a ralenti pour se chiffrer à 6.0 % en 2016 contre 6.9 % en 2015 ; elle devrait remonter…

Kigali, 'The place to be" pour les start-ups africaines

Stabilité macroéconomique et climat d'investissement attrayant

La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel a ralenti pour se chiffrer à 6.0 % en 2016 contre 6.9 % en 2015 ; elle devrait remonter à 6.2 % en 2017 si la conjoncture s’améliore.

 

L’inflation globale est passée à une moyenne annuelle de 7.2 % en 2016 contre 2.5 % en 2015, sous l’effet

conjugué de mauvaises récoltes et de l’incidence  limitée de la dépréciation du taux de change. Ce chiffre est au

plus haut niveau depuis 20 ans et supérieur au plafond de 5.0 % fixé par la Banque nationale du Rwanda.

L’amélioration de l’approvisionnement alimentaire lors de la nouvelle saison agricole ainsi qu’une politique

d’austérité monétaire devraient endiguer la hausse des prix et  ramener l’inflation à une moyenne de 5.5 % en

2017.

 

Le déficit de la balance des opérations courantes devrait se creuser, à 13.2 % du PIB en 2016 contre 13.1 % en

2015. Il est en grande partie imputable à l’importation de produits alimentaires, à cause de la sécheresse qui sévit

actuellement, ainsi qu’à l’achat de deux avions par RwandAir. Néanmoins, le déficit devrait augmenter à moyen

terme, malgré une diversification des exportations. D’après les estimations, le déficit budgétaire s’est réduit, à

3.2% du PIB en 2015/16, contre 5.3 % en 2014/15, mais devrait refluer à 5.0 % sur 2017/18. Cette évolution

s’explique par les mesures de contention budgétaire visant à minimiser l’impact des chocs extérieurs dus à une

contraction de l’aide et des recettes d’exportation.

 

Grâce à sa stabilité macroéconomique et à son climat d’investissement de plus en plus attrayant, le Rwanda offre

un environnement propice aux start-ups, aux entrepreneurs et à d’autres acteurs du secteur privé.

Le développement de l’entrepreneuriat fait partie des priorités de l’action publique. Il est notamment inscrit dans la

politique de l’emploi de 2007, la politique pour les petites et moyennes entreprises (PME) de 2010 et la Stratégie

de développement du secteur privé de 2013. Cependant, des facteurs structurels continuent de freiner la

croissance des PME : difficultés d’accès à un crédit abordable, problèmes de gestion des entreprises, déficit de

compétences et manque d’intégration de la promotion des PME dans des programmes plus larges (urbanisation,

développement des infrastructures et intégration régionale).

Indicateurs économiques

 

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction